Grèce: Tsipras rejette les demandes «absurdes» des créanciers

DETTE Le Premier ministre grec a déclaré vendredi qu'il était au plus près d'un accord avec l'UE et le FMI...

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, informe les parlementaires grecs sur le cours des négociations, le 5 juin 2015.
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, informe les parlementaires grecs sur le cours des négociations, le 5 juin 2015. — AFP

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a estimé vendredi qu’Athènes était « plus près que jamais » d’un accord avec ses créanciers, Union européenne et FMI (Fonds monétaire international), mais il a réclamé le retrait de leur projet « absurde » de réformes sur l’avenir financier du pays.

Tsipras s’exprimait dans le cadre d’une session extraordinaire devant le Parlement faire le point sur le cours des négociations.

« Surprise désagréable »

La proposition des créanciers soumise mercredi aux dirigeants grecs par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a néanmoins été qualifiée de « surprise désagréable » par le Premier ministre.

Quels sont encore les points de blocage entre la Grèce et ses créanciers ?

Elle suggère à la Grèce, déjà marquée par cinq ans d’austérité, des économies supplémentaires de 3 milliards d’euros et des excédents primaires budgétaires (hors service de la dette) plus élevés que ceux proposés par Athènes.

« Nous n’avons pas besoin seulement d’un accord avec les créanciers mais d’une solution définitive pour la Grèce et l’Europe », « sur la viabilité de la dette » publique grecque, qui mettra fin aux spéculations sur la sortie de la Grèce de l’euro, a dit le Premier ministre grec.

Jeudi, Athènes a fait monter la pression en reportant le remboursement de ses dettes de juin au FMI. Une décision qui a créé la surprise en Europe et sur les marchés.

Les Bourses européennes dans le rouge

Au 30 juin, le gouvernement espère pouvoir rembourser en une seule fois les 1,6 milliard d’euros dus ce mois, grâce au déblocage de 7,2 milliards d’euros restant à verser, depuis l’automne 2014, dans le cadre du plan d’assistance internationale au pays en vigueur depuis 2010.

Les partenaires de la Grèce n’ont pas semblé prendre ombrage de ce regroupement de paiements « en ligne avec le règlement du FMI », selon le porte-parole de la Commission européenne Margaritis Schinas. Cependant, les Bourses européennes ont terminé la semaine dans le rouge. Celle d’Athènes a accusé des pertes d’environ 5 % vendredi.