Les Chinois se défendent des accusations américaines de piratage

HIGH TECH Le porte-parole du gouvernement chinois a jugé les accusations américaines à l'encontre de hackers chinois «irresponsables et dépourvues de tout fondement scientifique»...

B.D. avec AFP

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Hong Lei, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, le 22 mai 2015 à Pékin.
Hong Lei, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, le 22 mai 2015 à Pékin. — SIPA

Les esprits s'échauffent. Au lendemain de l'annonce par le gouvernement américain d'un nouveau piratage -celui des données personnelles de quatre millions d'employés fédéraux- qui, selon des médias citant des officiels américains, aurait été perpétrée par des hackers chinois, la diplomatie chinoise contre-attaque.

«Les cyber-attaques sont généralement anonymes, sont conduites par-delà les frontières et il est très difficile d'en retrouver l'origine», a commenté ce vendredi Hong Lei, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

«Irresponsable et dépourvu de tout fondement scientifique»

«Ne pas mener une enquête approfondie et utiliser des mots comme "éventuel" (pour caractériser la possible responsabilité de la Chine), c'est irresponsable et dépourvu de tout fondement scientifique», a-t-il insisté lors d'un point de presse régulier. Pékin est «opposé à toute forme de cyber-attaque», a-t-il réitéré, reprenant un leitmotiv de la diplomatie chinoise.

Il s'agirait du deuxième piratage majeur de l'Office of Personnel Management (OPM), qui gère les effectifs du gouvernement américain et attribue les accréditations à ses membres, perpétré par la Chine.

L'espionnage par la Chine d'entreprises américaines «reste un problème significatif», avait souligné en février le directeur du renseignement américain James Clapper, en rappelant que Pékin et Moscou disposaient pour ces attaques de systèmes «très sophistiqués».

Des cyberattaques qui enveniment les relations entre Pékin et Washington

Il avait explicitement cité la responsabilité de la Chine dans une autre attaque informatique, en août 2014, contre des hôpitaux gérés par la société Community Health Systems, qui représente 200 établissements, où des données personnelles de patients avaient été dérobées.

La question des cyberattaques imputées à la Chine envenime les relations entre Pékin et Washington. La justice américaine avait inculpé en mai 2014 cinq militaires chinois pour «piratage informatique» et «espionnage économique».