Obama a donné les pleins pouvoirs à la NSA pour faire la chasse aux hackers étrangers

ETATS-UNIS L'agence a pu surveiller Internet sans demander l'autorisation à un juge...

P.B. avec AFP

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Le logo de la NSA.
Le logo de la NSA. — PAUL J. RICHARDS / AFP

La liste des scandales est tellement longue que toute nouvelle révélation est accueillie avec un haussement d'épaules. L'administration Obama a donné à la NSA l'autorité légale, sans débat public sur cet élargissement de pouvoirs, de surveiller les communications sur Internet pour repérer des pirates informatiques travaillant notamment pour des gouvernements étrangers, écrit jeudi le New York Times.

Le ministère de la Justice a autorisé en 2012 l'agence de renseignement à passer au crible des données sur Internet, sans mandat judiciaire, à la recherche de logiciels malveillants et de piratages liés à des gouvernements étrangers. Ces interceptions peuvent être réalisées en utilisant comme «sélecteur» des adresses IP ou des lignes de code, qui ne sont pas les adresses emails ou des numéros de téléphone utilisés classiquement par la NSA pour écouter des non-Américains.

Piratage massif révélé jeudi

Dans un communiqué, la direction nationale du renseignement (ODNI) –qui chapeaute toutes les agences de renseignements américaines– a rappelé que la cyber-menace pesant sur les Etats-Unis augmentait «en fréquence, en échelle, en sophistication et en sévérité des conséquences». «Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que le gouvernement américain rassemble du renseignement sur les pouvoirs étrangers qui tentent de pénétrer les réseaux américains et volent les informations privées des citoyens américains et des entreprises», a indiqué la direction du renseignement.

Hasard du calendrier, un piratage massif d'une base de données gouvernementales a été révélé jeudi. La veille, le Congrès avait supprimé le stockage des données par la NSA, en transférant la responsabilité de le faire aux compagnies de téléphone et renforçant le contrôle judiciaire sur leur exploitation.