Irak: Une «usine» de voitures piégées de Daesh rasée par un raid aérien

IRAK Il s'agirait de la plus importante installation du groupe djihadiste...

M.C. avec AFP

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Un combattant Peshmerga au milieu carcasses de voitures après un attentat du groupe Etat islamique à Kesarej en Irak, le 18 décembre 2014
Un combattant Peshmerga au milieu carcasses de voitures après un attentat du groupe Etat islamique à Kesarej en Irak, le 18 décembre 2014 — Safin Hamed AFP

C'est une arme dévastatrice de plus en plus utilisée par le groupe Etat islamique (EI) dans son offensive en territoire irakien. Un raid aérien a détruit mercredi l'un des plus importants sites de fabrication de voitures piégées de l'organisation, tuant un nombre indéterminé de djihadistes, mais aussi de civils, selon des responsables irakiens. Ils ont ajouté que la frappe avait été menée par la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

«La plus grande» usine de Daesh

Un rapport quotidien de la coalition a fait état d'une frappe «près de Hawija contre un site VBIED (engin explosif improvisé placé dans des véhicules)», mais sans que l'on soit certain qu'il s'agisse du même site. Cette installation, à l'entrée de la ville de Hawija, à 225 km au nord de Bagdad, servait au groupe ultraradical sunnite à piéger des véhicules, dont des Humvee blindés, selon les responsables irakiens. «C'était la plus grande» de l'EI, a affirmé un colonel.

L'explosion causée par le raid était tellement puissante qu'elle a été entendue jusqu'à Kirkouk, 55 km plus au nord. Sur des photos que l'AFP a pu consulter et qui auraient été prises sur place, on peut voir une vaste zone recouverte de débris, dont des pièces de véhicules.

L'organisation djihadiste a de plus en plus recours à ces «camions bombes», bourrés de tonnes d'explosifs, dans ses offensives en Irak qui lui ont notamment permis de prendre Ramadi, capitale de la province occidentale d'Al-Anbar, le 17 mai. Au fur et à mesure qu'il avance dans des régions irakiennes, l'EI s'est emparé de véhicules blindés, de transports de troupes et de chars abandonnés par les forces irakiennes dans leur retraite, qu'il piège ensuite pour commettre des attentats.