Belgique: Ils boivent un coup dans la salle d’autopsie de deux djihadistes

ENQUÊTE Le procureur général de Liège dément cependant un article qui évoque une fête au champagne au-dessus des corps…

C.C.M

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Le 15 janvier, un important dispositif avait été déployé pour arrêter plusieurs terroristes dans la ville de Verviers, en Belgique.
Le 15 janvier, un important dispositif avait été déployé pour arrêter plusieurs terroristes dans la ville de Verviers, en Belgique. — JOHN THYS / AFP

En Belgique, une vaste enquête a été ouverte afin de déterminer avec précision les événements qui ont eu lieu le 16 janvier dernier dans une salle d’autopsie de la ville de Verviez, apprend-on dans la Libre Belgique.

Ce jour-là, les corps de deux djihadistes tués lors d’une opération antiterroriste dans la ville de Verviers avaient été placés afin de déterminer si les forces de l’ordre avaient bien tiré sur eux en état de légitime défense. Selon le quotidien belge la Dernière Heure, des personnes auraient sabré le champagne et célébré une fête dans la salle, se prenant même en photos. Ces clichés, dont des selfies, auraient ensuite circulé dans le service antiterroriste de la police belge.

Selon le procureur général de Liège Christian De Valkeneer, des photos ont bien été prises dans la salle d’autopsie mais si on y voit des gens boires, ce n’est pas dans un contexte festif. « Il n’est nullement question, selon les informations en notre possession, d’avoir fait la fête, dansé et chanté au-dessus des cadavres, comme l’a écrit la Dernière Heure », a ainsi précisé Christian De Valkeneer.

Un comportement inacceptable 

S’il n’était donc pas question d’une fête à proprement parler, les autorités judiciaires et policières ont néanmoins fermement condamné l’événement. Pour le procureur général, il s’agit d’« un comportement qui n’est nullement acceptable ». Il a précisé que selon leur fonction et leur implication, les personnes présentes seront sanctionnées de façon disciplinaire ou déontologique « car l’infraction, si elle est avérée, ne tombe pas sous le coup de la loi pénal ».

Quant à la justice et la police fédérale, elles souhaitent faire toute la clarté sur cette affaire. Le directeur général judiciaire fédéral, Claude Fontaine, a tenu à rappeler « l’engagement et le professionnalisme des enquêteurs de la lutte contre le terrorisme dans le respect des normes déontologiques ».

Pour l’instant, il semble qu’aucun des participants n’a été identifié sur les photos.