Angela Merkel veut être «constructive» face à la volonté britannique de réformer l'UE

EUROPE La chancelière a promis «d’accompagner de façon constructive» la réforme de l’Union européenne voulue par la Grande-Bretagne…

A.Ch. avec AFP

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La chancelière allemande Angela Merkel (d) et le Premier ministre britannique David Cameron à Berlin le 29 mai 2015
La chancelière allemande Angela Merkel (d) et le Premier ministre britannique David Cameron à Berlin le 29 mai 2015 — JOHN MACDOUGALL AFP

Pour éviter un «Brexit», Angela Merkel se montre flexible. La chancelière allemande Angela Merkel a promis ce vendredi à Berlin d'«accompagner de façon constructive» le processus de réforme de l'Union européenne souhaité par le Royaume-Uni, sans exclure a priori des modifications de traités européens qui inquiètent de nombreux pays membres.

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Invitant à parler d'abord du fond des réformes souhaitées par Londres, puis de ses implications institutionnelles, elle a déclaré: «Quand on est convaincu d'une idée, on ne peut pas dire "une modification de traité est absolument impossible"», lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre britannique David Cameron. «Là où il y a une volonté, il y a une voie», ont affirmé à tour de rôle la chancelière, puis le Premier ministre britannique.

L’Allemagne ne veut pas être le seul grand pays du nord de l’UE

David Cameron poursuivait à Berlin une tournée européenne pour arracher des réformes de l'UE et tenter d'ainsi justifier le maintien de son pays dans l'Union. La veille, à Paris, il avait demandé à ses partenaires de l'UE d'être «flexibles et imaginatifs» pour que les Britanniques votent oui au référendum prévu pour d'ici à fin 2017 sur le maintien de leur pays dans l'UE. Ce référendum, jugé risqué, inquiète les partenaires européens de Londres, tout particulièrement l'Allemagne, très hostile à une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Berlin partage une proximité idéologique avec Londres sur les questions économiques, notamment sur la nécessité de procéder à des réformes d'inspiration libérale, en faveur de la rigueur budgétaire et de l'amélioration de la compétitivité, ainsi que pour abattre les obstacles au développement du commerce mondial. Mais l'Allemagne craint de se retrouver isolée en tant que seul grand pays du nord au sein de l’Union européenne.