Crash d’un A400M: Airbus reconnaît avoir «un sérieux problème de qualité dans l'assemblage final»

AVIATION Le crash de l’avion militaire avait fait quatre morts le 9 mai dernier à Séville…

A.Ch. avec AFP

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Un airbus A400M arrive à Séville après un vol test, le 10 mai 2015
Un airbus A400M arrive à Séville après un vol test, le 10 mai 2015 — CRISTINA QUICLER AFP

Les boîtes noires ont parlé: le crash de l'avion militaire A400M, qui s'est écrasé le 9 mai en Espagne et a fait quatre morts, confirme «un sérieux problème dans l'assemblage final», a déclaré Marwan Lahoud, directeur de la stratégie d'Airbus au journal allemand Handelsblatt. «Les boîtes noires le confirment. Il n'y pas de défaut structurel, mais nous avons un sérieux problème de qualité dans l'assemblage final», affirme-t-il. C’est le programme informatique de contrôle des moteurs qui aurait été mal installé au moment de l'assemblage final, ce qui a pu conduire à une panne de moteurs et au crash, écrit le Handelsblatt.

https://www.20minutes.fr/economie/1605439-20150511-crash-a400m-seville-consequences-airbus

Airbus DS, la division d'Airbus chargée de la défense et de l'espace, a toutefois déclaré à l'AFP qu'il fallait attendre la fin de l'enquête pour réellement connaître les causes de l'accident. «Nous aurons besoin de tous les résultat de l'enquête pour avoir une vision d'ensemble», a dit une porte-parole d'Airbus DS. «Donc, tant que le CITAAM (le bureau d'enquêtes et d'analyses aéronautique espagnol) n'a pas communiqué, il est trop tôt pour déterminer les causes de l'accident du MSN23», l'appareil qui s'est écrasé à Séville, a-t-elle ajouté.

Pas «une cause unique» pour Airbus DS

Selon la porte-parole, «comme pour tout accident, ce sera probablement une combinaison de facteurs et non une cause unique». Elle assure qu'Airbus DS «soutient l'enquête et est en train d'analyser tous les éléments qui ont pu contribuer à l'accident, y compris les différentes opérations autour de l'assemblage de l'appareil, les moteurs et les préparatifs pour le premier vol». Airbus DS affirme également que les avions en service qui ont subi des vérifications à la suite d'une note d'alerte opérationnelle diffusée par le constructeur il y a quelques jours «sont à 100% protégés face à cette panne».

L'avion qui s'est écrasé effectuait un vol d'essai avant sa livraison à la Turquie qui était prévue pour juillet. A la suite de cet accident, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Turquie et la Malaisie avaient suspendu les vols des appareils en service. L'enquête est menée par les autorités militaires espagnoles, précisément par la CITAAM (Commission d'enquête technique des accidents des aéronefs militaires) qui devra présenter ses conclusions au juge d'instruction saisi du dossier.