L'Union européenne au menu du dîner entre David Cameron et François Hollande

MONDE Le Premier ministre britannique dînera avec François Hollande et Laurent Fabius ce jeudi soir…

A.Ch. avec AFP

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Le chancelier de l'Echiquier George Osborne et le Premier ministre britannique David Cameron le 27 mai 2015 à la Chambre des Lords à Londres
Le chancelier de l'Echiquier George Osborne et le Premier ministre britannique David Cameron le 27 mai 2015 à la Chambre des Lords à Londres — ALASTAIR GRANT AFP

David Cameron va tenter de convaincre ses partenaires européens de la nécessité de réformer le fonctionnement de l’Union européenne. Entamant ce jeudi une tournée en Europe qui commence par les Pays-Bas et la France, le Premier ministre britannique, réélu le 7 mai dernier, dépose le même jour au parlement britannique le projet de loi visant à organiser un référendum sur l'appartenance britannique à l’UE.

La Haye et Paris, avant Varsovie et Berlin

David Cameron a prévu de rencontrer les dirigeants des 27 autres Etats membres d'ici le sommet des chefs d'État et de gouvernement des 25 et 26 juin à Bruxelles. Sa tournée le conduit jeudi à La Haye et à Paris, avant de passer vendredi par Varsovie pour rencontrer la Première ministre polonaise Ewa Kopacz et Berlin pour un déjeuner de travail avec la chancelière allemande Angela Merkel. Une rencontre avec la Première ministre danoise Helle Thorning-Schmidt à Copenhague a dû être annulée jeudi, après que celle-ci a annoncé mercredi des élections législatives pour le 18 juin.

La première étape s'annonce en douceur, le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, est un allié sur lequel David Cameron espère pouvoir compter dans sa tentative de réformer l'Union européenne. Le dîner à l'Elysée avec le président français François Hollande et le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius s'annonce plus problématique. Ce dernier a jugé jeudi matin «très risqué» le référendum initié par David Cameron. «La population britannique a été habituée à ce qu'on lui dise: l'Europe c'est une mauvaise chose, le jour où on va la consulter il y a un risque qu'elle dise que l'Europe est une mauvaise chose», a-t-il estimé.

Laurent Fabius estime «risqué» le référendum britannique sur l'UE

Des réformes significatives «cet été»

Le Premier ministre britannique aspire notamment à rapatrier certains pouvoirs au nom de la souveraineté du Parlement britannique et à durcir les conditions d'accès aux aides sociales pour les ressortissants de l'UE. Favorable au maintien de son pays dans une union réformée, il a répété à plusieurs reprises qu'il n'excluait «rien» s'il n'arrivait pas à renégocier certains aspects de l'adhésion du Royaume-Uni à l'UE.

«Le Premier ministre est catégorique en disant à nos partenaires européens que si nous ne sommes pas capables de répondre aux grandes inquiétudes du peuple britannique, nous ne gagnerons pas le référendum», a insisté le ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond jeudi au micro de la BBC. «Nous nous attendons à ce que certains de nos partenaires soient réticents au départ des négociations, car c'est comme ça que fonctionnent les négociations, a-t-il ajouté. Mais nous sommes très confiants dans nos capacités à négocier des réformes significatives cet été ou, au besoin, cet hiver.»