Vente de faux diplômes: Le FBI va aider le Pakistan à enquêter

ESCROQUERIE Une entreprise pakistanaise  baptisée Axact vendait en ligne de faux diplômes…

20 Minutes avec AFP

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Le siège de la société pakistanaise Axact à Karachi
Le siège de la société pakistanaise Axact à Karachi — Shakil Adil/AP/SIPA

Le Pakistan a demandé samedi l'aide du FBI et d'Interpol dans l'enquête sur un juteux réseau mondial de vente en ligne de faux diplômes universitaires basé à Karachi (sud).

Les services de police pakistanais ont lancé cette semaine une enquête sur le groupe Axact, accusé dans une enquête du New York Times d'avoir orchestré un réseau mondial de vente en ligne de faux diplômes, estampillés d'universités inexistantes mais générant des bénéfices se comptant en dizaines millions de dollars chaque année.

«Le ministère de l'Intérieur rédige une lettre au FBI afin d'obtenir une assistance juridique. Nous sommes aussi en train de contacter Interpol pour obtenir des informations sur les universités», a déclaré le ministre de l'Intérieur Chaudhry Nisar Ali Khan à des journalistes, dans la capitale Islamabad.

Les locaux de la société perquisitionnés

Après la parution lundi de l'enquête dans le quotidien américain, des hommes de l'Agence fédérale d'investigation (FIA) ont perquisitionné le QG d'Axact, mardi, confisquant des ordinateurs et recueillant des données diverses, ont indiqué à l'AFP des sources proches du dossier.

Une autre perquisition dans les bureaux du groupe à Rawalpindi, ville voisine de la capitale Islamabad, a quant à elle mené à l'arrestation de deux personnes dont l'identité n'a pas été dévoilée, selon une source qui a demandé l'anonymat.

Selon l'article du New York Times, cette société avait des clients américains, britanniques et des Emirats arabes unis ayant payé des centaines de milliers de dollars pour ces diplômes, certains d'entre eux étant persuadés que ces universités étaient bien réelles et qu'ils allaient recevoir des cours.

Axact a répliqué lundi à l'enquête du New York Times en annonçant le dépôt d'une plainte pour diffamation. Axact, qui ambitionne de devenir le premier groupe de médias du pays,a également dénoncé une campagne orchestrée par ses concurrents au Pakistan face au «succès» annoncé de sa future chaîne Bol, qui doit être lancée cet été.

Au Pakistan, pays où la concurrence médiatique est féroce, le New York Times est distribué avec le journal Express Tribune, propriété de la société Express Media Group, un concurrent direct de Bol.