Migrants à la dérive: Pour Ban Ki-moon, la «priorité» est de les sauver

ASIE Le phénomène a pris une tournure catastrophique depuis début mai...

20 Minutes avec AFP

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Des migrants rohinghas entassés sur un navire le 14 mai 2015 en mer d'Andaman
Des migrants rohinghas entassés sur un navire le 14 mai 2015 en mer d'Andaman — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT AFP

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé samedi, lors d'une visite à Hanoï, que la «première priorité» était de sauver les vies des milliers de migrants en perdition en mer dans le Sud-Est asiatique. Ban Ki-moon a exprimé l'espoir que les pays de la région s'attaqueraient aux «racines» à l'origine de l'exode des Rohingyas, minorité persécutée en Birmanie, et de Bangladais fuyant la misère, lors d'une conférence régionale prévue en Thaïlande le 29 mai.

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Des milliers de personnes sont en perdition dans le golfe du Bengale

«Mais lorsque les gens sont à la dérive en mer, la première priorité est d'aller à leur recherche, de les sauver et de leur fournir une assistance humanitaire», a déclaré le secrétaire général de l'ONU aux journalistes.

Selon l'ONU, des milliers de personnes sont en perdition dans le golfe du Bengale alors et que la mousson approche. Le phénomène dure depuis des années mais il a pris une tournure catastrophique depuis début mai et la désorganisation des filières clandestines à la suite d'une nouvelle politique répressive de la Thaïlande.

Le secrétaire général a indiqué avoir eu des discussions récentes avec les dirigeants thaïlandais, malaisiens et birmans et appelé «à s'attaquer de façon claire aux racines de ce problème, pourquoi les gens fuient».

Un appel à «ne pas refouler» les migrants

Il a également appelé les pays de la région à «ne pas refouler» les migrants. Depuis mercredi, la pression internationale et les terribles images des naufragés diffusées par les médias ont poussé plusieurs pays de la région à assouplir leur politique.

La Malaisie et l'Indonésie ont ainsi arrêté de repousser les bateaux de migrants. La Birmanie est pour sa part soumise à une pression internationale qui s'intensifie pour améliorer les conditions de la minorité Rohingya afin de mettre fin à leur exode en mer.