Le pape François condamne les parents séparés qui prennent en «otages» leurs enfants

RELIGION Le pape François a fait de la défense de  la famille traditionnelle un de ses leitmotivs...

20 Minutes avec AFP

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Le pape Francis embrasse un bébé place Saint Pierre au Vatican, le 20-05-2015. Credit:Mimmo Chianura / AGF/SIPA/
Le pape Francis embrasse un bébé place Saint Pierre au Vatican, le 20-05-2015. Credit:Mimmo Chianura / AGF/SIPA/ — SIPA

Le pape François a condamné mercredi les parents séparés qui «prennent en otages» leurs enfants dans leurs conflits, et dénoncé avec vigueur la «rupture» du «pacte entre famille et société, famille et école» encouragée selon lui par certains «intellectuels».

«Tellement souvent, l'enfant est pris en otage par son père qui lui parle mal de sa mère, et par sa mère qui lui parle mal de son père, et cela fait tant de mal», a déclaré le pape dans une catéchèse sur la famille, lors de l'audience générale sur la place Saint-Pierre.

«Je dis aux parents séparés: jamais, au grand jamais, ne prenez votre enfant en otage! Vous vous êtes séparés pour tant de motifs et de difficultés, mais les enfants ne doivent pas être ceux qui portent le poids de cette séparation, ceux qui sont utilisés comme otages contre l'autre conjoint». «Ils doivent pouvoir grandir en entendant leur mère parler bien de leur père, et leur père parler bien de leur mère, même s'ils ne sont plus ensemble», a ajouté le pape argentin, soulignant que cela pouvait être «très difficile» mais «faisable».

Fervent défenseur de la famille traditionnelle

Le pape François, qui a fait du combat pour la famille traditionnelle un de ses leitmotivs, a fustigé les idéologies contemporaines qui font le procès de la famille, à quelques mois d'un synode (assemblée d'évêques) qui doit aborder la question délicate de l'échec de nombreux mariages catholiques et de la multiplication des divorces.

Pour le pape François aussi, une famille, c’est un papa et une maman

«Aujourd'hui, des intellectuels critiques de toutes sortes réduisent au silence les parents de toutes les manières, en cherchant à défendre les nouvelles générations des dommages -vrais ou présumés-- de l'éducation familiale. La famille a été accusée d'autoritarisme, de favoritisme, de conformisme, de répression affective générant les conflits», a-t-il accusé avec colère.

«Une fracture s'est ouverte entre famille et société, entre famille et école, le pacte éducatif s'est rompu aujourd'hui, la confiance réciproque est minée», a-t-il encore dénoncé.