Irak: Daesh s'empare de la ville de Ramadi et se rapproche de Bagdad

TERRORISME Daesh n'est plus qu'à une centaine de kilomètres de Bagdad...

W.M. avec AFP

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Les forces irakiennes font feu en direction des positions de Daesh dans le district de Garma, à l'ouest de la capitale irakienne Bagdad, le 20 avril. Les forces pro-gouvernementales affirment avoir progressé sur les zones détenues par les djihadistes islamistes.
Les forces irakiennes font feu en direction des positions de Daesh dans le district de Garma, à l'ouest de la capitale irakienne Bagdad, le 20 avril. Les forces pro-gouvernementales affirment avoir progressé sur les zones détenues par les djihadistes islamistes. — Ahmad Al-Rubaye/AFP

Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a affirmé dimanche avoir pris le contrôle total de la ville irakienne de Ramadi, à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, un sévère revers pour les forces pro-gouvernementales.

L'EI a revendiqué cette victoire sur des forums djihadistes. «Dieu a permis aux soldats du califat de nettoyer toute la ville de Ramadi», écrit le groupe, ajoutant: «Ils la contrôlent, avec les bataillons de chars et de lanceurs de missiles s'y trouvant, ainsi que le centre de commandement des opérations (de la province d'Al-)Anbar».

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«Des dizaines (de membres de forces pro-gouvernementales) ont été tués et des centaines de rénégats ont fui», s'est-il félicité, en faisant référence par le terme «renégats» aux combattants des tribus sunnites alliées au gouvernement.

Tenir les positions

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a ordonné à ses troupes de «tenir leurs positions» face aux djihadistes. Il a ordonné aux soldats, à leurs alliés des tribus et aux forces d'élite de «ne pas permettre à Daesh de prendre d'autres secteurs», a rapporté Saad al-Hadithi, le porte-parole du chef de gouvernement, en promettant l'arrivée de renforts à Ramadi.

Peu avant, le porte-parole et conseiller du gouverneur de la province, Mouhannad Haimour, avait annoncé la perte du centre de commandement des forces de sécurité à Ramadi, permettant de facto à l'EI de prendre de contrôle effectif de la ville.

«Le centre de commandement des opérations dans la province d'Al-Anbar a été déserté», a-t-il affirmé.

Vague d'attentats suicides

L'EI avait lancé jeudi une nouvelle offensive sur Ramadi avec une vague d'attentats suicide. Les combats ont fait environ 500 morts - civils ou membres des forces de sécurité - en deux jours, selon Mouhannad Haimour.

L'EI contrôle déjà la majeure partie de la vaste province désertique d'Al-Anbar, qui s'étend des frontières syriennes, jordaniennes et saoudiennes jusqu'aux portes de Bagdad.