Une majorité de Français approuve la rencontre de François Hollande avec Fidel Castro

SONDAGE La visite du Président de la République à Cuba avait été vertement critiquée à droite...

20 Minutes avec AFP

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François Hollande et Fidel Castro lors de leur rencontre à La Havane, le 11 mai 2015.
François Hollande et Fidel Castro lors de leur rencontre à La Havane, le 11 mai 2015. — SIPA

Quelque 58 % des Français approuvent la rencontre entre le président français François Hollande et Fidel Castro, survenue lundi et fustigée par une grande partie de la droite, selon un sondage Odoxa pour iTELE et Le Parisien-Aujourd’hui en France publié vendredi.

Une large majorité

Toutes orientations politiques confondues, près de 6 Français sur 10 estiment que François Hollande « a eu raison » de rencontrer le Lider Maximo car « il est important de montrer que la France joue un rôle » international, contre 39 % qui pensent qu’un « président français ne doit pas s’afficher avec un dictateur ». Présentée comme historique par l’Élysée, l’entrevue à Cuba entre François Hollande et Fidel Castro a été vertement critiquée mardi par des ténors de l’UMP, dénonçant une « faute morale » et la « complaisance » de la gauche à l’égard du régime cubain.

Parmi les sympathisants de droite interrogés, la moitié (50 %) désapprouve cette entrevue tandis que 47 % d’entre eux s’y déclarent favorables. En revanche, elle fait l’unanimité chez les sympathisants de gauche, 81 % d’entre eux la saluant.

La politique internationale de François Hollande satisfait 44 % des Français, précise par ailleurs l’institut Odoxa. « Les prises de position de François Hollande en matière internationale sont systématiquement approuvées par les Français lorsque nous les testons ponctuellement (Mali, Centrafrique, Syrie…) », souligne la directrice générale d’Odoxa, Céline Bracq.

Mais la politique économique, « qui ne satisfait que 13 % des Français », est par ailleurs « tellement prioritaire » pour ces derniers « que l’impact de la satisfaction en matière internationale est jusqu’ici parfaitement nul en termes de popularité pour le chef de l’Etat », analyse-t-elle.