Burundi: Les appels au calme se multiplient au lendemain de la tentative de coup d'Etat

REACTIONS Forces putschistes et loyales au président Pierre Nkurunziza se sont affrontées jeudi à l'arme lourde...

20 Minutes avec AFP

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Forces putschistes et loyales au président Pierre Nkurunziza se sont affrontées à l'arme lourde, le 13 mai 2015.
Forces putschistes et loyales au président Pierre Nkurunziza se sont affrontées à l'arme lourde, le 13 mai 2015. — Gildas Ngingo/AP/SIPA

Les réactions pleuvent après la tentative de coup d'Etat au Burundi à l'issue toujours incertaine. Forces putschistes et loyales au président Pierre Nkurunziza se sont affrontées jeudi à l'arme lourde pour le contrôle stratégique de la radio nationale burundaise.

Le chef de l'Etat, Pierre Nkurunziza, demeure le président «légitime» de ce pays d'Afrique des Grands Lacs en dépit de la confusion sur l'issue d'une tentative de coup d'Etat, ont affirmé jeudi les Etats-Unis. «Nous le reconnaissons comme le président légitime», a répondu le porte-parole du département d'Etat Jeffrey Rathke, interrogé sur le sort du président burundais toujours bloqué en Tanzanie à la suite d'une tentative de putsch à l'issue toujours incertaine.

Washington et l'ONU appellent au calme

Le diplomate américain a reconnu qu'il y avait «compétition pour exercer l'autorité» à la tête du Burundi, mais que Pierre Nkurunziza restait le président «élu». Le département d'Etat a toutefois admis que la situation politique était «très changeante» à Bujumbura, la capitale secouée par de «multiples affrontements armés».

De même que Washington, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé au calme et à des «élections crédibles». Les 15 membres du Conseil «condamnent (..) ceux qui cherchent à s'emparer du pouvoir par des moyens illégaux», a déclaré la présidente du Conseil dans une allusion implicite à la tentative de coup.

«Un coup d'Etat, personne n'accepte cela»

Le président tchadien Idriss Déby a lui aussi vivement critiqué les violences. «Nous condamnons de la manière la plus ferme ce coup de force. De la même manière que nous condamnons les violations de la Constitution par le président» Pierre Nkurunziza, a-t-il déclaré à la presse à l'issue de sa rencontre avec François Hollande, qui avait lui-même lancé un appel au calme plus tôt dans la journée. «Un coup d'Etat, par principe, à tous les niveaux, personne n'accepte cela», a fait valoir le dirigeant, pourtant lui-même arrivé au pouvoir par les armes en 1990.