Burundi: Hollande appelle à la fin des violences et à la reprise du processus électoral

AFRIQUE Le président appelle toutes les forces en présence à renoncer à toute violence...

Laure Beaudonnet

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François Hollande à l'Elysée le 13 mai 2015.
François Hollande à l'Elysée le 13 mai 2015. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

François Hollande a appelé jeudi «toutes les forces en présence» à la fin des violences et à la reprise rapide du «processus électoral» au Burundi, en proie à une tentative de coup d'État.

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«Le président de la République suit avec grande attention les évènements actuels au Burundi. Il appelle toutes les forces en présence à renoncer à toute violence et à prendre les mesures nécessaires pour que le processus électoral au Burundi puisse reprendre le plus vite possible, dans le respect de la Constitution et des accords d'Arusha», a indiqué l'Élysée dans un communiqué.

François Hollande «rappelle qu'il avait souhaité, lors de son discours prononcé à Dakar, le 29 novembre 2014, que les Constitutions soient respectées et que les consultations électorales se tiennent dans des conditions de transparence incontestables», poursuit le palais présidentiel.

 Une nouvelle attaque contre les forces fidèles au président Nkurunziza

Il s'agit de la première prise de position officielle de la France depuis la tentative de coup d'Etat dans le petit pays d'Afrique des Grands Lacs, survenue après des semaines de contestation populaire contre un troisième mandat du chef de l'Etat Pierre Nkurunziza. Jeudi, au lendemain de cette tentative de coup d'Etat contre le président burundais, de violents affrontements opposaient à Bujumbura forces putschistes et loyalistes pour le contrôle de la radio et télévision nationale.

En début d'après-midi, les putschistes regroupés derrière le général Godefroid Niyombare ont lancé une nouvelle attaque contre les forces fidèles au président Nkurunziza postées autour de la radio et télévision nationale burundaise (RTNB) pour tenter de leur prendre le contrôle de ce bâtiment stratégique.