Chypre: Reprise des pourparlers de paix vendredi

POLITIQUE Les dirigeants des deux parties de l'île se sont rencontrés pour la première fois ce lundi...

20 Minutes avec AFP

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Les dirigeants chypriotes Mustafa Akinci (à g.) et Nicos Anastasiades (à dr.), réunis par l'envoyé spécial de l'ONU Espen Barth Eide, le 11 mai 2015.
Les dirigeants chypriotes Mustafa Akinci (à g.) et Nicos Anastasiades (à dr.), réunis par l'envoyé spécial de l'ONU Espen Barth Eide, le 11 mai 2015. — Petros Karadjias/AP/SIPA

L'année 2015 sera-t-elle celle de la réunification de Chypre? Les pourparlers de paix vont reprendre le 15 mai, a annoncé ce lundi l'envoyé spécial de l'ONU Espen Barth Eide, à l'issue d'une rencontre entre Nicos Anastasiades, le dirigeant chypriote grec, et Mustafa Akinci, son homologue chypriote turc. Les deux hommes  se sont longuement serré la main après l'annonce de la reprise des discussions, qui étaient interrompues depuis octobre.

Ils ont décidé de se rencontrer vendredi pour avoir «un échange général de points de vue» et organiser la suite des négociations, a précisé l'envoyé spécial de l'ONU.

C'est la première fois que Nicos Anastasiades rencontrait Mustafa Akinci, élu fin avril «président» de la République turque de Chypre nord (RTCN). Cette entité non reconnue occupe un tiers de l'île méditerranéenne depuis l'invasion par la Turquie en 1974, en réaction à un coup d'état nationaliste visant à rattacher l'île à la Grèce.

Mustafa Akinci, un élu de centre gauche qui milite de longue date pour une réunification de l'île, est vu comme plus susceptible de faire les efforts nécessaires à une solution que son prédécesseur. Mais la position de la Turquie, qui contribue à un tiers du budget de la RTCN et finance la majorité de ses infrastructures, joue un rôle essentiel dans les négociations.

Les Chypriotes grecs avaient quitté la table des négociations en octobre pour protester contre les agissements d'Ankara, qui cherchait selon Nicosie à perturber ses explorations énergétiques en mer en envoyant un navire sismique dans sa zone économique exclusive (ZEE).

Deux partisans de la réunification

Le dirigeant conservateur chypriote grec est lui aussi vu comme partisan d'une réunification - il avait milité en faveur du oui lors d'un référendum organisé par l'ONU sur le sujet en 2004, lors duquel 75% des Chypriotes grecs avaient voté contre le plan de paix Annan, accepté par une majorité de Chypriotes turcs.

En conséquence, Chypre avait rejoint l'UE la même année tout en restant divisée.