En Suède, un parti néonazi s'auto-dissous faute de d'adhérent

POLITIQUE Ils n'ont pas réussi non plus à avoir d'élus...

20 Minutes avec AFP

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La page d'accueil du Svenskarnas Parti, le parti suédois d'extrême droite.
La page d'accueil du Svenskarnas Parti, le parti suédois d'extrême droite. — Svenskarnas Parti

Ils ont dressé un constat d'échec: pas d'élu, peu d'adhérents, autant mettre la clé sous la porte. C'est la décision du parti néo-nazi appelé Parti des suédois (Svenskarnas Parti) qui s'est auto-dissous lundi, expliquant avoir trop peu de membres après son échec aux élections législatives et locales de 2014. La décision a été annoncée dans un long communiqué dimanche soir, à l'issue d'une réunion du bureau de ce groupuscule qui n'a pas précisé combien d'adhérents il avait.

«Nous estimons qu'il ne serait pas responsable de continuer à faire exister le Parti des suédois (...) Ce ne serait pas juste pour les esprits fantastiques qui se trouvent au sein du parti de le laisser agoniser», a écrit la direction.

0,07% des voix

Ce parti créé en 2008 n'aura obtenu qu'un seul mandat lors de sa courte histoire: un conseiller municipal élu à Grästorp (sud-ouest) en 2010, qui fut immédiatement destitué car il habitait une commune voisine.

Quatre ans plus tard, malgré un nombre de candidats et des moyens financiers plus importants, les élections étaient de l'aveu même du parti «un grave revers» avec 4.189 voix (0,07%), loin des 10.000 visées.

Pas ouvertement nazi mais clairement xénophobe

Même s'il évitait soigneusement les références au nazisme, ce parti qui militait pour «une Suède suédoise» assumait ouvertement sa xénophobie, et était l'héritier d'un parti appelé Front national-socialiste. Il critiquait le principal parti d'extrême droite, les Démocrates de Suède, le troisième du pays, comme trop conciliant vis-à-vis de l'immigration.

Les idées néo-nazies ont toujours des représentants en Suède, avec d'autres groupuscules tels que le Mouvement de résistance suédois (SMR).

«Le Parti des Suédois aura été l'une des organisations les plus importantes dans cette lisière. À présent on devrait probablement voir de nouveaux acteurs et groupes», a parié un journaliste du magazine antiraciste Expo, Anders Dalsbro, interrogé par l'agence de presse TT