Chili: Michelle Bachelet demande la démission du gouvernement

CHILI La popularité de la présidente s'est effondrée en raison d'un scandale financier impliquant son fils...

M.C. avec AFP

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La présidente chilienne Michelle Bachelet, à Guatemala City le 30 janvier 2015.
La présidente chilienne Michelle Bachelet, à Guatemala City le 30 janvier 2015. — Moises Castillo/AP/SIPA

Tentative de sortie de crise au Chili. La présidente Michelle Bachelet, dont la popularité s'est effondrée en raison d'un scandale financier, a annoncé mercredi soir qu'elle avait demandé au gouvernement de démissionner en bloc.

Chili: Michelle Bachelet embarrassée par un scandale impliquant son fils

«C'est le moment de procéder à un changement de gouvernement», a déclaré la dirigeante, 14 mois après avoir été élue pour la seconde fois à la présidence du Chili et alors qu'elle affronte les conséquences d'un scandale de spéculation immobilière dans lequel est impliqué son fils ainé Sebastian Davalos. «Je vais prendre 72 heures pour savoir qui reste et qui part», a ajouté Michelle Bachelet, de manière inattendue, lors d'une interview pour le journal d'informations de la chaîne de télévision Canal 13 (lien en espagnol).

Possible financement illégal de campagnes électorales

Au milieu de l'interview, sans répondre à des questions, la voix hachée, la présidente chilienne a lancé une annonce qui était attendue depuis des mois pour tenter de résoudre la crise politique ouverte par l'affaire à laquelle est aussi mêlée sa belle-fille Natalia Compagnon.

Une autre affaire concerne un possible financement illégal de campagnes électorales impliquant le groupe Penta, un des plus grands groupes financiers du Chili, et la compagnie chimique et minière chilienne Soquimich, dirigée par un ex-gendre de l'ancien dictateur Augusto Pinochet. Cette affaire touche principalement l'opposition de droite mais des noms de membres de l'équipe Bachelet sont apparus dans l'enquête.

Ces affaires ont provoqué une grande méfiance dans la population et une chute rapide de la popularité de la présidente socialiste, qui ne bénéficie plus actuellement que de 31% d'opinions favorables, soit la cote de popularité la plus basse de ses deux mandats.