Séisme au Népal: Un Français sur trois a fait ou est prêt à faire un don

INFO 20 MINUTES Selon un sondage Ifop réalisé pour l’agence Limite, et révélé en avant-première par 20 Minutes...

T.L.G.
— 
Des Népalais reçoivent de la nourriture auprès d'une ONG à Katmandou, le 30 avril.
Des Népalais reçoivent de la nourriture auprès d'une ONG à Katmandou, le 30 avril. — MENAHEM KAHANA / AFP

Les Français ont le cœur sur la main. 32% ont fait (6%) ou ont l’intention de faire un don (26%) pour venir en aide aux Népalais frappés par un séisme, selon un sondage réalisé pour l’agence Limite, et révélé en avant-première par 20 Minutes. Les Français sont plus généreux que pour le typhon Haiyan qui avait frappé les Philippines en novembre 2013 (26%) mais moins que pour le séisme ayant touché Haïti en janvier 2010 (49%) ou pour le tsunami de 2004 (43%).

Les médias poussent aux dons

«Il s’agit désormais de "concrétiser" ce potentiel. En effet, on a la même proportion de personnes ayant d’ores et déjà donné que lors des philippines (6%) mais une plus forte proportion d’intention de donner! 26% contre 20% à l’époque», remarque Jérôme Fourquet, directeur du Département Opinion et Stratégies d’Entreprise de l'Ifop dans un communiqué. «Dans le même ordre d’idées, parmi les donateurs réguliers, on est loin d’avoir fait le plein».

Seuls 12% des habituels donneurs auraient déjà déboursé quelques euros, 51% n’envisagent pas de donner et 37% ne l’ont pas encore fait. «Parmi ceux qui donnent lors des catastrophes importantes, 15% sont déjà passés à l’acte et 71% l'envisagent, il faut donc mettre le paquet pour déclencher les dons», précise le responsable de l'étude.

Qu’est ce qui pousse, justement, les Français à franchir le pas? «Comme pour l'ouragan aux Philippines, les images, photos et reportages sont cette fois encore les principaux stimuli du don (53%)», indique l’agence Limite. L’impact des médias est plus fort chez les personnes qui ne donnent que lors des catastrophes (60%, contre 48% chez les donateurs réguliers). Par ailleurs, les appels au don lancés par les ONG semblent avoir été plus efficaces que pour les Philippines (28% contre 21%).

Médecins sans Frontières, ONG plébiscitée

«Les urgences d'ampleur internationale, comme celle du Népal, ne sont pas seulement, pour les associations et fondations, l'occasion de mobiliser les donateurs fidèles et occasionnels, mais aussi une véritable démonstration de leur utilité et un moment fort de la construction de leur histoire dans l'opinion», indique l'agence.

Médecins sans Frontières (67%), Médecins du Monde (52%) et la Croix-Rouge française (45%), sont perçues comme les ONG les plus compétentes pour intervenir dans cette catastrophe.

Chez les Français ayant déjà donné, certaines ONG sont mieux perçues, comme le Secours populaire (16% contre 9% en moyenne), la Fondation de France (10% contre 5%) et l’Unicef (33% contre 24%). «Ces ONG sont donc moins visibles et citées spontanément mais elles savent s’adresser efficacement au cœur de cible», note l’agence Limite. A noter que 50% des dons se font dans les toutes premières heures.

«26% des Français disent diffuser autour d’eux les appels à la
mobilisation. C’est donc un élément à prendre en compte pour les ONG, il y a là des
relais, des ambassadeurs que l’on peut mobiliser», développe Jérôme Fourquet.

Pour les Français interrogés, les dons doivent d'abord servir à «soigner et nourrir les blessés et les victimes», puis à «la reconstruction des principales infrastructures», et enfin à «apporter une aide financière aux victimes pour la reconstruction de leur logement». Enfin, 6% des personnes interrogées sont également conscientes de «la nécessité de consacrer une part des dons au développement des ONG elles-mêmes pour augmenter leur capacité future à agir efficacement».

*Sondage réalisé par l'Ifop du 28 au 30 avril 2015 auprès d’un échantillon de 968 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas)