Twitter: Le pape François plus fort qu’Obama, Fabius hyperconnecté

DIPLOMATIE Les tweets du leader de l'Eglise catholique sont les plus retweetés...

N.Beu.

— 

Capture d'écran du compte Twitter du pape François, le 28 avril 2015.
Capture d'écran du compte Twitter du pape François, le 28 avril 2015. — TWITTER

Le pape François a ses fidèles sur Twitter. Déjà couronné en 2014, le chef de l’Eglise catholique, également dirigeant de l'Etat du Vatican, conserve cette année son titre de leader mondial le plus influent sur Twitter, selon l’étude Twiplomacy, réalisée par le cabinet Burson-Marsteller.

Dans cette étude, qui compare l’audience et l’activité des 669 comptes de chefs d’Etat et de gouvernement, de ministres des Affaires étrangères et de leurs administrations (ministères et ambassades), le pape n’est pourtant pas le chef d’Etat le plus suivi sur le réseau social. Avec près de 57 millions d’abonnés, Barack Obama devance largement le souverain pontife, a.k.a. @Pontifex, dont les différents comptes en neuf langues sont suivis par 19,6 millions de personnes. Le Premier ministre indien, Narendra Modi, arrive troisième avec 10,9 millions de followers, Recep Tayyip Erdogan (6,1 millions) et le compte officiel de la Maison Blanche (5,9 millions) se classant quatrième et cinquième.

La France soigne ses relations virtuelles

Toutefois, le pape François prend l’avantage en termes d’influence. Chacun des messages de l’Argentin sur son seul fil espagnol est retweeté 9.929 fois en moyenne, contre 1.210 pour le président des Etats-Unis, qui n'est d'ailleurs que cinquième de ce classement. Entre les deux hommes, on trouve le nouveau roi d’Arabie saoudite, Salman (4.419 retweets, avec un seul message retweeté 360.000 fois notamment), et le président vénézuélien, Nicolas Maduro (3.198). Narendra Modi, se classe cinquième (1.094 retweets).

Parmi les ministres des Affaires étrangères, il est aussi à noter que Laurent Fabius est le plus connecté. Il est abonné aux fils de cent autres dirigeants, qui le suivent aussi. Dans ce même classement, son homologie russe arrive juste derrière, tandis qu’à la troisième place, on retrouve… le ministère de Laurent Fabius.