Affaire Atlaoui: François Hollande envisage des conséquences «diplomatiques» en cas d'exécution

DIPLOMATIE «A tout le moins, nous rappellerons notre ambassadeur» à Jakarta, a indiqué le chef de l'Etat...

M.B. avec AFP

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François Hollande, le 24 avril 2015 en Arménie
François Hollande, le 24 avril 2015 en Arménie — ALAIN JOCARD / AFP

François Hollande passe aux menaces. Le président français a prévenu samedi qu'il y aurait des conséquences «diplomatiques» dans les relations entre la France et l'Europe, d'une part, et l'Indonésie, de l'autre, en cas d'exécution du Français Serge Atlaoui, condamné à mort en Indonésie pour trafic de drogue.

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«Conséquences diplomatiques»

«S'il est exécuté, il y aura des conséquences avec la France et l'Europe parce qu'on ne peut pas accepter ce type d'exécutions», a-t-il déclaré à la presse à l'issue d'une brève visite à Bakou, précisant que ces conséquences seraient essentiellement «diplomatiques».

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«A tout le moins, nous rappellerons notre ambassadeur» à Jakarta, a-t-il poursuivi, évoquant aussi la possible  suspension de discussions» autour de coopérations envisagées lors d'une rencontre avec le président indonésien Joko Widodo lors du G20 de Brisbane (Australie) en novembre. François Hollande a précisé que lui-même ne se rendrait pas en Indonésie «avant quelque temps». «Nous agissons avec les pays concernés, l'Australie et le Brésil, pour multiplier les démarches et faire en sorte qu'il n'y ait pas d'exécution », a-t-il indiqué, ajoutant qu'il recevrait lundi le Premier ministre australien, Tony Abbott.

François Hollande s'est également dit prêt à recevoir l'épouse du condamné à mort «si elle le demande».

Sabine Atlaoui. Bay Ismoyo AFP

«Nous comprenons que l'Indonésie veuille lutter contre le trafic de drogue mais, en l'occurrence, Serge Atlaoui a été un opérateur d'un laboratoire dont il n'imaginait pas qu'il puisse fabriquer cette marchandise » et qu'il « n'avait pas de passé judiciaire», a souligné le chef de l'Etat français.

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