En dehors de Serge Atlaoui, cinq autres Français condamnés à mort à l'étranger

DECRYPTAGE D'autres ressortissants Français attendent d'être exécutés en dehors de Serge Atlaoui...

Vincent Vantighem

— 

Serge Atlaoui.
Serge Atlaoui. — Tatan Syuflana/AP/SIPA

Cinq Français seraient actuellement condamnés à la peine de mort dans le monde à l'instar de Serge Atlaoui dont la Cour suprême d'Indonésie a rejeté mardi le dernier recours. Ce chiffre pourrait être plus élevé car certains binationaux condamnés à mort n'ont peut-être pas été signalés à la France. Toutefois aucun Français n'a été exécuté depuis plus de 30 ans.

Chan Thao Phoumy en Chine

Chan Thao Phoumy, Français né au Laos, est condamné à mort en août 2010, par un tribunal de Canton, pour fabrication, transport, contrebande et trafic de méthamphétamine. Il faisait partie d'un réseau qui aurait produit de 1999 à 2003 en Chine des tonnes de cette drogue synthétique.

Michael Legrand aux Etats-Unis

Michael Legrand est condamné à mort en Louisiane (Etats-Unis) en 2001, pour le meurtre d'un de ses amis, Rafael Santos, un immigré cubain qu'il avait poignardé à quarante reprises. Américain d'origine, il obtient la nationalité française en 2003 et reçoit la protection consulaire française. Mais la citoyenneté française ne lui donne aucune garantie d'échapper à une exécution.

Jean-Marc Thivind en Thaïlande

Jean-Marc Thivind est condamné à mort en 2009, selon le quotidien régional Les Dernières nouvelles d'Alsace (DNA), pour le meurtre d'un ressortissant allemand installé comme lui en Thaïlande. Il est ensuite acquitté en appel en 2011 mais le parquet saisit la Cour suprême. Il attend en prison un dernier procès. En 1995, il avait réussi à fuir en Thaïlande lors d'une permission de 24 heures alors qu'il purgeait en France une peine de cinq ans d'emprisonnement pour trafic de drogue.

Stéphane Aït-Idir et Redouane Hammadi au Maroc

Le Franco-algérien Stéphane Aït-Idir et le Franco-marocain Redouane Hammadi, originaires de La Courneuve, près de Paris, sont condamnés à mort au Maroc en janvier 1995 pour leur participation à l'attaque d'un hôtel de Marrakech qui avait fait deux morts parmi des touristes espagnols en août 1994. Les peines de mort continuent d'être prononcées au Maroc mais un moratoire est appliqué de facto depuis 1993.