Illustration du Pentagone, le ministère de la Défense américain à Washington.
Illustration du Pentagone, le ministère de la Défense américain à Washington. — HAMMOND/US AIR FORCE/SIPA

ETATS UNIS

Espionnage: Des hackers russes ont pénétré un réseau du Pentagone

En mars, le patron de la NSA s'inquiétait déjà de l'activisme de la Russie sur Internet...

Des pirates informatiques russes ont pénétré récemment un réseau informatique non-classifié du Pentagone, a indiqué, jeudi, le ministre américain de la Défense Ashton Carter à l'université de Stanford (Californie). Depuis jeudi, le ministre est en visite dans la Silicon Valley pour resserrer les liens du Pentagone avec les industries de haute technologie, et séduire les ingénieurs et innovateurs dont le ministère de la Défense a besoin.

24 heures pour localiser et intercepter les hackers

Dans un discours sur la technologie et la cybersécurité, le ministre américain a précisé que l'activité des pirates a été détectée «il y a quelque temps cette année» par les capteurs qui protègent les réseaux non-classifiés du Pentagone.

Par ailleurs, Ashton Carter affirme qu’il aura fallu moins de 24 heures aux spécialistes du Pentagone pour suivre à la trace les hackers russes. Dans le détail, il précise que les experts américains ont, après avoir récupéré des informations sur la tactique des pirates, analysé leurs activités et ainsi pu établir un lien avec la Russie. Ils les ont ensuite expulsés, «d’une manière qui minimise leurs chances de pouvoir revenir», indique le ministre.

Etats-Unis: Des hackers russes auraient attaqué la Maison Blanche

«La cyber-menace russe est plus sévère que ce que nous estimions précédemment»

En mars, le patron de la NSA, l'amiral Michael Rogers, avait expliqué que la Russie cherchait en ce moment à montrer sa force sur les réseaux informatiques, exactement comme elle le fait dans les domaines militaires classiques (manœuvres près des frontières, vols de bombardiers...). Lors d’une audition au Congrès, le directeur de l’agence de sécurité nationale expliquait: «J'observe une Russie bien plus active et d'une manière plus visible sur la toile».

En janvier, James Clapper, le directeur national du renseignement américain avait, de son côté, estimé: «La cyber-menace russe est plus sévère que ce que nous estimions précédemment».