Massacre d'Arméniens: Barack Obama évite le mot «génocide»

COMMUNICATION Certains critiquent le choix des mots du président américain...

20 Minutes avec AFP

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Le président américain Barack Obama à la Maison Blanche à Washington le 17 avril 2015
Le président américain Barack Obama à la Maison Blanche à Washington le 17 avril 2015 — JIM WATSON AFP

Le président américain Barack Obama a qualifié jeudi le massacre d'Arméniens pendant la Première Guerre mondiale de « terrible carnage », évitant d'employer le mot « génocide », à quelques heures de la date-anniversaire du centenaire de ces tueries.

« Les Arméniens de l'Empire ottoman ont été déportés, massacrés, et emmenés vers la mort. Leur culture et leur patrimoine ont été effacés dans leur ancienne patrie », a déclaré Barack Obama dans un communiqué aux mots soigneusement choisis.

Résolution

« Dans ces violences terribles, responsables de souffrances de tous les côtés, un million et demi d'Arméniens sont morts », ajoute le communiqué. Les législateurs américains ont déposé le mois dernier une résolution appelant M. Obama à reconnaître le génocide, un terme qu'il n'a jamais employé comme président.

Lors de la campagne présidentielle de 2008, Barack Obama, alors sénateur, s'était engagé à « reconnaître le génocide arménien ». Le président américain a déclaré jeudi que son point de vue sur la question n'avait « pas changé ».

Opposition au choix des mots

« Une reconnaissance pleine, franche et juste des faits est dans notre intérêt à tous », a t-il dit.

Certains Américains d'origine arménienne ont exprimé leur opposition sur le choix des mots du président. « L'exercice du président Obama en gymnastique linguistique sur le génocide arménien n'est pas digne des standards qu'il a lui-même fixés et d'un leader mondial d'aujourd'hui », a écrit dans un communiqué Bryan Ardouny, directeur exécutif de l'Assemblée arménienne d'Amérique.

« Le monde devrait savoir qu'alors que notre président a plié devant le démenti turc, les Arméniens Américains et d'autres personnes de bonne consience ne laisseront jamais notre Histoire être balyée sous le tapis ».