VIDEO. Pour Charles Aznavour, la Turquie reconnaîtra «un jour ou l'autre» le génocide arménien

GENOCIDE Le chanteur «ne rêve que d'une chose, c'est d'aller visiter la Turquie et de rencontrer le peuple turc»...

M.C. avec AFP

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François Hollande et Charles Aznavour à Paris, le 28 janvier 2015.
François Hollande et Charles Aznavour à Paris, le 28 janvier 2015. — Ian Langsdon/AP/SIPA

«C'est une tache trop lourde, la tache du sang». A la veille des célébrations du centenaire du génocide arménien, Charles Aznavour a estimé jeudi à Erevan que la Turquie reconnaîtra «un jour ou l'autre» ces massacres quand elle «en aura marre d'être montrée du doigt».

«Ca ne peut pas se faire du jour au lendemain», concède prudemment le chanteur, membre de la délégation officielle de François Hollande qui assistera vendredi aux commémorations du génocide dans la capitale arménienne. S'il se refuse de la même manière à adresser un «message aux Turcs» pas plus qu'il n'appelle à «voter en France (...) pour untel ou untel», l'Arménien le plus connu au monde estime qu'il leur appartient de «décider ce qu'ils vont faire».

Pourquoi la Turquie refuse-t-elle toujours de reconnaître le génocide arménien?

Le président Erdogan a «un peu la tête dure» sur cette question

Selon lui, «les choses évoluent (...) avec le peuple turc et c'est peut-être le plus important» même si le président turc Recep Tayyip Erdogan a «un peu la tête dure» sur cette question. «Je ne le connais pas encore, mais je voudrais le rencontrer aussi», ajoute Aznavour.

«Il ne faut pas croire que tous les Turcs se préoccupent de cacher ce qui s'est passé, ça n'est pas vrai», insiste-t-il, «le peuple turc n'a rien à voir avec Ankara», la capitale politique de la Turquie. Et d'assurer qu'il «ne rêve que d'une chose, c'est d'aller visiter la Turquie et de rencontrer le peuple turc». A l'approche du centenaire de ce génocide, «je n'ai pas d'émotion, j'ai une détermination. Le côté pleureur, je ne connais pas, il faut aller de l'avant», assure le chanteur.