Le général Petraeus condamné à deux ans avec sursis pour avoir révélé des secrets à sa maîtresse

ETATS-UNIS L'ancien patron de la CIA écope de 100.000 dollars d'amende...

20 Minutes avec AFP

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L'ancien patron de la CIA David Petraeus, le 31 janvier 2012 à Washington
L'ancien patron de la CIA David Petraeus, le 31 janvier 2012 à Washington — Karen Bleier AFP

Un héros déchu. Trois ans après sa démission, le général David Petraeus, ancien patron de la CIA, a été condamné jeudi à deux ans de prison avec sursis et 100.000 dollars d'amende pour avoir divulgué des documents ultra-secrets à sa biographe et maîtresse, a annoncé le ministère de la Justice.

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Il a plaidé coupable devant un tribunal de Caroline du Nord et admis avoir «retiré et détenu sans autorisation des informations classifiées» et "avoir menti au FBI et à la CIA sur la possession et la manipulation d'informations classifiées», a déclaré la procureure Jill Westmoreland Rose, dans un communiqué.

L'ex directeur de la CIA et héros de l'Amérique évite ainsi un procès potentiellement embarrassant et met un point final au scandale qui avait éclaboussé le monde du renseignement à l'été 2012.

Initialement, et s'il n'avait pas plaidé coupable, le général Petraeus aurait risqué six ans de prison, dont cinq avec sursis, pour le principal chef d'accusation, avec la possibilité d'écoper de deux années supplémentaires pour obstruction à la justice et abus de responsabilité.

Documents retrouvés sur l'ordinateur de sa maîtresse

Au terme de plus de deux ans d'enquête, le FBI avait recommandé en janvier d'engager des poursuites après que des documents classifiés eurent été retrouvés sur l'ordinateur de la maîtresse et biographe du général à la retraite, Paula Broadwell.

Le chef de la prestigieuse agence centrale du renseignement avait démissionné de son poste en novembre 2012 après avoir reconnu entretenir une relation extra-conjugale depuis 2011 avec Paula Broadwell. Il avait d'abord assuré que les documents découverts sur l'ordinateur de Paula Broadwell ne mettaient pas en danger la sécurité nationale.

Le scandale sexuel Petraeus avait éclaté trois jours après la réélection de Barack Obama, qui avait confirmé plus tard que l'affaire n'avait a priori pas eu de conséquences sur la sécurité nationale des Etats-Unis.