L’Amérique défend sa démocratie

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Organiser malgré tout un gouvernement irakien. C’est le mot d’ordre que semblent s’être donnés les Américains en Irak. Alors que les attaques continuent quotidiennement contre les GI et que les manifestations hostiles sont de plus en plus fréquentes, le Conseil de gouvernement transitoire tente de s’organiser. Hier, un soldat américain et un interprète irakien ont été tués dans le quartier de al-Soulaikh, au nord de Bagdad. Un nouveau décès qui porte à au moins 38 le nombre de militaires américains tués au combat en Irak depuis le 1er mai, date officielle de la fin des combats majeurs dans le pays. De leur côté, les chiites, partisans de Moktada Sadr (lire ci-dessous), manifestent violemment, à Nadjaf et dans la banlieue de Bagdad, contre « l’occupation américaine ». Ils exigent le départ des « forces d’occupation ». Refusant de reconnaître le Conseil de transition, ils veulent mettre en place un pouvoir religieux en Irak. Ces difficultés n’ont pas empêché les 25 membres du Conseil de gouvernement transitoire de se réunir, hier, pour créer des ministères et préparer une liste de ministrables. Les représentants de plus de 400 tribus se sont également rencontrés dans la journée. Une réunion qui a donné lieu à des discussions animées sur un éventuel rôle de ces tribus dans le maintien de la sécurité et la protection des installations vitales du pays. Un rôle que Washington appelle de ses voeux.

Blair Après le suicide de David Kelly, expert en armement irakien, 39 % des Britanniques souhaitent que Tony Blair démissionne et 41 % estiment qu’il doit rester, selon un sondage réalisé ce week-end.