Les chiffres-clés sur les candidats au djihad

TERRORISME 1.500 personnes auraient quitté la France pour se battre en Irak et en Syrie...

20 Minutes avec AFP

— 

Deux combattants en Syrie, à Hrjala, en décembre 2014.
Deux combattants en Syrie, à Hrjala, en décembre 2014. — PACIFIC PRESS/SIPA Ville : Aleppo

Plus de 1.500 personnes parties en Irak et en Syrie, au moins six attentats déjoués sur le sol français, 630 signalements «très sérieux» d'individus radicalisés... Le problème des candidats au djihad en quelques chiffres:

  • Plus de 1.500 personnes impliquées dans le djihad en Irak et en Syrie

Quelque 1.573 Français ou résidents en France «sont recensés pour leur implication dans (des) filières terroristes» en Irak et Syrie, dont «442 se trouvent sans doute actuellement en Syrie, 97 y sont morts», a affirmé jeudi Manuel Valls. 

1.500 personnes, c'est trois fois plus qu'en janvier 2014, estimait le Premier ministre il y a dix jours. 

Près de 30% sont femmes et près d'un quart des convertis selon un bilan établi en décembre 2014.

  • 6 candidats au djihad se sont vu retirer leurs papiers d'identité

Face à la recrudescence des départs, les premières interdictions administratives de sortie du territoire - mesure-phare de la loi antiterroriste votée en novembre - ont été prononcées en février. Six candidats au djihad se sont vus retirer leurs papiers d'identité. Une quarantaine d'autres procédures étaient «en préparation» à la même période, selon Bernard Cazeneuve.

Au moins 13 treize filières d'acheminement vers l'Irak et la Syrie ont été démantelées à la fin 2014, selon l'Intérieur.

  • Au moins 6 attentats déjoués sur le sol français

Outre la probable attaque de dimanche à Villejuif, au moins cinq autres attentats projetés sur le sol français ont été déjoués depuis l'été 2013.

Selon des enquêteurs, quatre étaient fomentées par des djihadistes revenus de Syrie. Un cinquième projet impliquait un jeune homme de Vaulx-en-Velin (Rhônes-Alpes) dont des frères combattent en Syrie et chez qui des armes ont été découvertes en septembre. 

Projet d'attentat: Eux aussi, ils ont été arrêtés avant de passer à l'acte

Les services de renseignement surveillent également 150 islamistes radicaux actuellement incarcérés, selon le député Jean-Jacques Urvoas, rapporteur de la loi sur le renseignement.

  • Une centaine de procédures judiciaires ouvertes

Selon les derniers chiffres disponibles, 103 enquêtes judiciaires étaient ouvertes mi-décembre. Dans le cadre de ces procédures, 118 personnes avaient été mises en examen, dont 82 écrouées et 36 placées sous contrôle judiciaire.

  • 630 signalements «très sérieux» d'individus radicalisés

Fin avril 2014, un numéro vert (08.00.00.56.96) a été mis à la disposition des familles et des proches de jeunes radicalisés afin qu'ils puissent prévenir les services de police de leurs doutes, d'un départ ou d'un départ imminent.

En un an, cette plateforme a enregistré 3.670 signalements selon le préfet Pierre N'Gahane, secrétaire général du comité interministériel de prévention de la délinquance. «630 ont été jugés très sérieux et examinés par des services spécialisés», a indiqué jeudi Manuel Valls.

Environ 40% des personnes concernées ne sont pas «de culture arabo-musulmane», beaucoup sont mineurs, près de la moitié sont des filles.