Crash de l'avion A320 : L'Allemagne «toujours sous le coup de ce choc inouï»

CATASTROPHE AÉRIENNE Sur les marches du choeur de la cathédrale, 150 bougies allumées représentaient les 150 victimes du crash...

20 Minutes avec AFP
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Angela Merkel, Norbert Lammert, Daniela Schadt et Joachim Gauck à la Cathédrale de Cologne, le 17 avril 2015 lors de l'hommage aux victimes du crash . AFP PHOTO / POOL / OLIVER BERG
Angela Merkel, Norbert Lammert, Daniela Schadt et Joachim Gauck à la Cathédrale de Cologne, le 17 avril 2015 lors de l'hommage aux victimes du crash . AFP PHOTO / POOL / OLIVER BERG — AFP

L'Allemagne est «toujours sous le coup du choc inouï» qu'a provoqué le crash de l'avion de Germanwings dans les Alpes françaises le 24 mars, a déclaré vendredi le président allemand Joachim Gauck, lors d'une cérémonie nationale de deuil à Cologne.

Sur chaque siège avait été placée une petite croix en bois et sur les marches du choeur, 150 bougies allumées représentaient les 150 victimes du crash -dont près d'une moitié d'Allemands-, y compris le copilote Andreas Lubitz accusé d'avoir volontairement précipité l'avion contre la montagne alors qu'il souffrait de problèmes psychiatriques.

«Nous sommes tous toujours sous le coup du choc inouï», a-t-il déclaré devant 1.400 personnes, en la cathédrale de Cologne. Depuis ce drame qui a fait 150 morts, dont 72 Allemands et 50 Espagnols, «quelque chose a été détruit, qui dans ce monde ne peut plus être réparé», a-t-il ajouté, très ému.

«Pour beaucoup d'entre nous le choc a peut-être été encore plus grave quand nous avons appris que l'accident n'avait selon toute vraisemblance pas été provoqué par un problème technique mais par l'acte volontaire d'un homme. Celui-ci a apparemment emmené avec lui les nombreuses autres personnes dans la mort qu'il cherchait pour lui-même», a rappelé le chef de l'Etat allemand, lors d'un discours à l'occasio d'un office religieux oeucuménique.

Des remerciements aux Français

La chancelière allemande Angela Merkel était présente au premier rang, mais ne devait pas prendre la parole. «De très nombreuses personnes dans le pays ont éprouvé un mélange terrible et pesant de sentiments : un effroi incroyable, la stupéfaction, le deuil qui chez beaucoup s'est mué en colère», a déclaré Joachim Gauck. «Finalement nous ne savons pas ce qui s'est passé dans la tête du copilote», a-t-il dit. «C'est peut être cela qui nous effraie tellement: la folie de ce qui s'est passé (...) ainsi que le mal qui s'est révélé».

Le président allemand a longuement remercié les Français mobilisés sur les lieux de l'accident, citant notamment «les policiers, les pompiers, les alpinistes, les infirmiers, les médecins...» mais aussi les autorités et notamment le président François Hollande.

«Je remercie aussi toutes les Françaises et les Français qui ont partagé la peine des proches de victimes allemandes. Ils ont ouvert leurs maisons et leurs coeurs (...) Pour ce signe touchant d'amitié entre nos deux pays nous sommes profondément reconnaissants», a-t-il dit.