Attaque de Garissa: Trois jours de deuil national au Kenya

MASSACRE Le Kenya entame dimanche trois jours de deuil national à la mémoire des 148 victimes tuées jeudi...

20 Minutes avec AFP

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Des proches des étudiants massacrés à la Garissa University College au Kenya, le 4 avril 2015.
Des proches des étudiants massacrés à la Garissa University College au Kenya, le 4 avril 2015. — Stringer/AP/SIPA

Le Kenya entame dimanche trois jours de deuil national à la mémoire des 148 victimes, essentiellement des étudiants, de l'attaque de l'université de Garissa (est) perpétrée par les islamistes somaliens shebab.

Le pays, chrétien à 80%, célèbrera Pâques dans le chagrin: les messes données à travers le pays seront largement dédiées aux personnes tuées jeudi à l'aube sur le campus de l'université.

Le président kényan Uhuru Kenyatta a annoncé samedi soir trois jours de deuil.

Cycle d'attaques des islamistes shebab

Les responsables « seront traduits en justice », a assuré Uhuru Kenyatta, dont le gouvernement essuie depuis trois jours les critiques pour son incapacité à enrayer un cycle d'attaques des islamistes shebab sur le sol kényan ayant fait plus de 400 morts depuis mi-2013.

Uhuru Kenyatta s'est exprimé quelques heures après de nouvelles menaces des islamistes somaliens qui ont promis au Kenya une « longue et épouvantable guerre » et un « nouveau bain de sang ». Et cela tant que ne cesserait pas « l'oppression » des musulmans au Kenya et « l'occupation des terres musulmanes » par Nairobi. Sont ainsi évoquées la Somalie, ainsi que les régions kényanes musulmanes de la côte et de la façade est.

Massacre des étudiants suivant leur religion

A bord de bus affrétés par le gouvernement, 663 étudiants rescapés ont quitté Garissa pour rejoindre les villes dont ils sont originaires. L'université est fermée jusqu'à nouvel ordre.

Jeudi à l'aube, un commando est entré dans l'université de Garissa, ouvrant le feu au hasard, avant de pénétrer dans la résidence universitaire, séparant musulmans et non-musulmans, laissant partir les premiers et gardant les seconds en otage.

Quatre membres présumés du commando ont été tués. La police a exhibé samedi leurs dépouilles nues et ensanglantées dans les rues de Garissa..