Corée du Nord: Kim Jong-un contraint des jeunes filles à rejoindre ses «troupes du plaisir»

MONDE Le président nord-coréen va recréer le harem que son père avait initié…

Audrey Chauvet
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Photo fournie par l'agence nord-coréenne Kcna le 4 novembre 2014 du leader nord-coréen Kim Jong Un saluant des officiers et soldats à Pyongyang
Photo fournie par l'agence nord-coréenne Kcna le 4 novembre 2014 du leader nord-coréen Kim Jong Un saluant des officiers et soldats à Pyongyang — Kcna via Kns Kcna

Le grand recrutement va bientôt commencer: le président nord-coréen Kim Jong-un va reformer les «troupes du plaisir» qui avaient été créées par son défunt père, Kim Jong-il. Le quotidien anglais The Telegraph explique que trois ans après le passage de pouvoir entre les deux générations de Kim, le nouveau président est maintenant libre de choisir sa nouvelle troupe de charme.

Adieu ma concubine

Après avoir fait le ménage dans les officiels qui trainaient au palais présidentiel, Kim Jong-un a les mains libres pour recruter ses propres femmes d’agrément. «Les femmes qui divertissaient son père connaissaient beaucoup de secrets, avant d’être renvoyées chez elles, elles ont dû promettre de ne révéler aucune information», explique le professeur Shigemura, spécialiste de la Corée du Nord.

Pour leur «mission», les plus jolies femmes qui étaient employées comme danseuses, chanteuses, et souvent obligées de devenir des «concubines» du président, étaient payées 4.000 dollars (environ 3.600 euros). Les autres, qui étaient souvent employées comme femmes de ménage, touchaient la moitié de cette somme, déjà énorme en Corée. Elles étaient logées dans le palais du président et devaient être disponibles quand il le souhaitait. Beaucoup prenaient leur retraite alors qu’elles avaient encore moins de 30 ans et étaient alors mariées à des officiers.

Sélectionnées à 13 ou 14 ans

La tradition des femmes d’agrément remonte à Kim Il-sung, fondateur de la Corée du Nord qui a régné de 1948 à 1994. Il envoyait ses émissaires sélectionner des jeunes filles de 13 ou 14 ans dans les campagnes. On disait à leurs parents qu’elles devaient être emmenées pour servir le leader de la nation dans le cadre d’une mission du gouvernement Les parents n’avaient pas le droit de s’opposer au départ de leur fille. «Cela dure depuis trois générations dans la famille Kim, explique le professeur Shigemura. C’est devenu une tradition ainsi qu’une démonstration du pouvoir du leader sur le peuple et de sa puissance sexuelle.»