Maroc: Démantèlement d'une cellule de recrutement de Daesh à Fès

TERRORISME Les Marocains recrutés étaient envoyés dans les camps en Syrie et en Irak...

20 Minutes avec AFP

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Illustration de Fès au Maroc où une cellule a été démantelée.
Illustration de Fès au Maroc où une cellule a été démantelée. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Une cellule recrutant des combattants pour le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a été démantelée à Fès, une des principales villes du Maroc, a annoncé mercredi le ministère de l'Intérieur. Selon le communiqué, le chef de cette cellule «entretenait de solides liens avec des dirigeants» du groupe EI, et les Marocains recrutés étaient envoyés dans des camps situés dans «la zone de conflit syro-irakienne», pour y recevoir des entraînements intensifs au maniement des armes.

Une nouvelle cellule pour la lutte contre le terrorisme

La date de l'opération et le nombre de personnes interpellées ne sont pas mentionnés. Les membres de cette cellule de recrutement avaient «reçu un important financement étranger destiné aux dépenses nécessaires pour le déplacement de ces combattants dans ce foyer de tension», ajoute en revanche le texte. Ce démantèlement est à mettre à l'actif du Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ), une nouvelle structure inaugurée le mois dernier par les autorités marocaines dans le cadre du renforcement de la lutte antiterroriste. Elle dépend de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST).

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Le Maroc un des pays les plus touchés par le recrutement

Quelque 1.500 ressortissants marocains ont rejoint les rangs d'organisations djihadistes telles que Daesh, ce qui fait du royaume un des principaux pays touchés. Le Maroc ne cache pas son inquiétude face au phénomène, et a annoncé le démantèlement de multiples cellules au cours de l'année écoulée. L'an dernier, il a en outre inauguré un nouveau dispositif de sécurité nommé «vigilance» et complété sa législation antiterroriste. Depuis, des dizaines de peines de prison ferme ont été prononcées dans le cadre «d'affaires de terrorisme».