Yemen: La Ligue arabe demande la reddition des rebelles, condition pour l'arrêt des frappes

YEMEN La Ligue arabe est rtéunie en sommet en Egypte, à Charm el-Cheikh...

P.K. avec AFP

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People gather at the bombed site near an air force base to search for casualties in Sanaa, YEMEN - 26/03/2015.
Saudi Arabia and fellow Gulf Cooperation Council (GCC) member states launched airstrikes early Thursday on Houthi positions in Yemen. 
Credit : Hani Ali/CHINE NOUVELLE/SIPA.  /CHINENOUVELLE_2603.a.005/Credit:CHINE NOUVELLE/SIPA/1503261953
People gather at the bombed site near an air force base to search for casualties in Sanaa, YEMEN - 26/03/2015. Saudi Arabia and fellow Gulf Cooperation Council (GCC) member states launched airstrikes early Thursday on Houthi positions in Yemen. Credit : Hani Ali/CHINE NOUVELLE/SIPA. /CHINENOUVELLE_2603.a.005/Credit:CHINE NOUVELLE/SIPA/1503261953 — SIPA

Pas d'arrêt des frappes sans reddition. Au quatrième jour de cette campagne, le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi a affirmé que les raids continueraient « jusqu'à ce que la milice (chiite) des Houthis se retire et dépose les armes ». Il s'exprimait au dernier jour d'un sommet arabe à Charm el-Cheikh en Egypte.

Le chef de la diplomatie yéménite Ryad Yassine a pour sa part affirmé à Charm el-Cheikh qu'il n'y aurait pas « de dialogue (avec les rebelles), tant que le gouvernement légitime n'aura pas regagné le contrôle de tout le territoire yéménite ».

Partis de leur fief de Saada, dans le nord du Yémen, les Houthis ont déferlé en septembre sur la capitale Sanaa, puis se sont emparés de nombreuses zones dans le centre et l'ouest du pays, menaçant sérieusement ces derniers jours Aden, la grande ville du sud, où s'était réfugié le président Abd Rabbo Mansour Hadi.

Coalition menée par l'Arabie saoudite

Répondant aux appels à l'aide du gouvernement yéménite, une coalition de pays arabes menée par l'Arabie saoudite, frontalière du Yémen, a lancé jeudi des frappes sur les positions des rebelles Houthis, soutenus par l'Iran et des unités de l'armée restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh, contraint au départ en 2012.

Le président Hadi a participé samedi au sommet de Charm el-Cheikh d'où il est reparti pour Ryad. Il ne devrait pas rentrer dans l'immédiat à Aden. La capitale du Sud est en effet le théâtre de combats meurtriers depuis jeudi.

Des combats nocturnes entre pro et anti-Houthis y ont notamment fait dimanche au moins 20 morts, portant le bilan des violences depuis jeudi à près de 100 morts.

Au nord-est d'Aden, dans la province de Chabwa, au moins 38 personnes ont été tuées dans des combats opposant des tribus sunnites aux rebelles chiites et leurs alliés à Nuqub, près de la région pétrolière d'Usaylan, selon des sources tribales et des services de sécurité.

Bombardements

Des tribus sunnites de la province d'Abyane, plus au nord, ont en outre envoyé des renforts aux tribus à Chabwa, selon les sources tribales.

Dans les airs, les avions de la coalition ont pris pour la quatrième nuit consécutive pour cibles des positions des Houthis et de leurs alliés.

Outre l'aéroport de Sanaa, ils ont bombardé à Soubaha, dans l'ouest de la capitale, le QG de la Garde républicaine, alliée aux Houthis, tuant quinze soldats, a indiqué à l'AFP une source militaire. La Garde républicaine est, dans sa grande majorité, restée fidèle à Ali Abdallah Saleh.

Des responsables diplomatiques du Golfe ont affirmé que la campagne militaire de la coalition pourrait durer jusqu'à six mois, ajoutant s'attendre à des représailles iraniennes sous forme d'actes de déstabilisation.

L'Iran n'a jamais confirmé aider les rebelles chiites yéménites, mais a dénoncé la campagne aérienne arabe.