Nigeria: Des élections perturbées par des problèmes techniques et des attaques meurtrières

AFRIQUE Ce samedi, les Nigérians votaient pour la présidentielle et les législatives. Plusieurs attaques d'islamistes présumés sont survenues dans le nord-est du pays...

20 Minutes avec AFP
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Un bureau de vote de la ville de Yola (Nigeria), le 28 mars 2015.
Un bureau de vote de la ville de Yola (Nigeria), le 28 mars 2015. — Sunday Alamba/AP/SIPA

Ce samedi, les Nigérians élisaient leur président, mais le scrutin a été retardé par des défaillances dues à des défaillances du système de vote électronique. Dans certains bureaux, les opérations ont ainsi été reportées à ce dimanche.

Par ailleurs, Boko Haram, qui avait promis de perturber l'élection, semble avoir tenu sa funeste parole. Le groupe islamiste, désormais allié à l'organisation Etat islamique, est soupçonné d'avoir mené plusieurs attaques meurtrières contre des bureaux de vote et des élus locaux.

Samedi, des hommes armés ont tué sept Nigérians dans quatre villages de l'Etat de Gombe (au nord-est du Nigeria), souvent ciblés par les islamistes de Boko Haram par le passé. Dans l'un des cas, un assesseur a entendu les assaillant crier: «On ne vous avait pas dit de rester à distance de l'élection?»

Un député de l'Etat voisin de Borno a annoncé samedi que 23 villageois avaient été décapités la veille au soir dans le village de Buratai, vraisemblablement par des islamistes.

La présidentielle la plus disputée depuis l'indépendance

Ces attaques meurtrières n’ont pas empêché les électeurs de se rendre en nombre aux urnes. Le président sortant, Goodluck Jonathan, un chrétien du sud de 57 ans, brigue un second mandat face à son principal adversaire, l'ex-général Muhammadu Buhari - un musulman du nord de 72 ans - candidat d'une opposition unie.

Cette présidentielle, présentée comme la plus disputée depuis l’indépendance, concerne quelque 69 millions d’électeurs. Ceux-ci doivent aussi élire leurs sénateurs et représentants.

A 18h30, certains bureaux avaient fermé mais des Nigérians continuaient à voter. L'Inec (Commission électorale nationale indépendante) n'avait effectivement pas officiellement donné d’heure pour suspendre le scrutin.