Attentat au musée du Bardo: La Tunisie accuse Al-Qaida

TERRORISME Alors que les deux assaillants ont été tués lors de l'attaque, 23 suspects ont été arrêtés depuis par la police...

20 Minutes avec AFP

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Des policiers gardent l'entrée du musée du Bardo à Tunis, le 23 mars 2015
Des policiers gardent l'entrée du musée du Bardo à Tunis, le 23 mars 2015 — Fadel Senna AFP

L'enquête sur l'attaque terroriste du musée du Bardo avance plutôt vite. Vingt-trois personnes suspectées de complicité avec les assaillants du 18 mars ont été arrêtées, a indiqué jeudi le ministre de l'Intérieur, Najem Gharsalli, lors d'une conférence de presse.

«Vingt-trois personnes, dont une femme, qui constituaient une cellule terroriste ont été arrêtées», a dit le ministre faisant état du démantèlement de «80% de cette cellule» impliquée dans l'attaque du musée.

Des suspects toujours en fuite

Toutes les personnes arrêtées sont des Tunisiens. Deux Marocains, un Algérien et un Tunisien sont en fuite. Ce dernier, Maher Ben Mouldi Gaidi, est accusé d'avoir fourni les armes automatiques aux deux tireurs qui ont abattu 21 personnes --20 touristes étrangers et un policier--, selon la même source.

Le ministre a indiqué que «l'opération terroriste a été dirigée par le terroriste Lokmane Abou Sakhr», un chef djihadiste de nationalité algérienne considéré comme l'un des dirigeants de Okba Ibn Nafaa, le groupe djihadiste affilié à Al-Qaida qui est pourchassé par l'armée depuis plus de deux ans dans les montagnes frontalières de l'Algérie.

Trois groupes de suspects

L'attaque a toutefois été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), une organisation djihadiste rivale d'Al-Qaida. «Au stade actuel, on ne peut pas donner de nom (de l'organisation responsable de l'attaque du Bardo), ce qui est sûr c'est qu'il y a des liens avec Okba Ibn Nafaa», a souligné le ministre. Selon le ministre, les suspects se divisent en trois groupes: le «premier qui supervise, le 2e qui planifie, le 3e qui exécute».