Attentat au Yémen: La France s'alarme de la «catastrophe absolue»

TERRORISME Au moins 142 personnes ont été tuées ce vendredi à Sanaa dans les premières attaques revendiquées au Yémen par Daesh...

20 Minutes avec AFP

— 

Au moins 142 personnes ont été tuées dans un attentat revendiqué par Daesh au Yémen, le 20 mars 2015.
Au moins 142 personnes ont été tuées dans un attentat revendiqué par Daesh au Yémen, le 20 mars 2015. — Hani Mohammed/AP/SIPA

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, s'est alarmé samedi de «la catastrophe absolue» au Yémen, au lendemain des attentats dans des mosquées de la capitale, Sanaa, qui ont fait au moins 142 morts.

«Actuellement, c'est une catastrophe absolue. Ca fait partie de ces pays où la crise s'aggrave chaque jour», a déclaré le ministre en marge d'un déplacement au Mont-Saint-Michel (ouest de la France).

Au moins 142 personnes tuées à Sanaa

«C'est un drame absolu. Vous avez vu la folie meurtrière, maintenant plus de cent personnes tuées, et avec un conflit qui est à la fois chiites/sunnites et en même temps se complique», a-t-il poursuivi, aux côtés du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

«Il faut demander que le Conseil de sécurité des Nations unies, qui a envoyé un émissaire particulier [Jamal Benomar] puisse arriver à établir une situation qui évite à la fois la partition, parce que c'est ça un des grands risques, et qui permette de rétablir une situation ordinaire».

Au moins 142 personnes ont été tuées vendredi à Sanaa dans les premières attaques revendiquées au Yémen par l'organisation Etat islamique (EI), qui a frappé des mosquées fréquentées par des chiites, dont des miliciens houthis.

Fabius dément les rumeurs de libération d'Isabelle Prime

Laurent Fabius en a profité pour démentir les rumeurs faisant état ces derniers jours d'une libération de la Française Isabelle Prime, enlevée le mois dernier au Yémen. «Je tiens à dire, puisqu'il y a des bruits qui concernent notre compatriote Mme Prime, qu'au moment où je vous parle, ces bruits ne sont pas confirmés».

Interrogé sur le sort de cette femme de 30 ans, il s'est borné à déclarer: «Il faut faire preuve toujours dans ces affaires à la fois de beaucoup de détermination et de beaucoup de discrétion».

Isabelle Prime, qui travaillait pour une société sous-traitante d'un programme en partie financé par la Banque mondiale, et son interprète yéménite Chérine Makkaoui, ont été enlevées le 24 février à Sanaa par des hommes déguisés en policiers

Des chefs tribaux et des miliciens chiites houthis, qui contrôlent Sanaa depuis fin janvier, ont été sollicités pour obtenir la libération des deux femmes, mais l'absence d'autorités légitimes dans la capitale et le départ des diplomates occidentaux compliquent les