Merkel, Hollande, Cameron et Mogherini se concertent sur le nucléaire iranien à Bruxelles

DIPLOMATIE La chef de la diplomatie européenne rencontre trois dirigeants allemands sur le dossier du nucléaire iranien...

20 Minutes avec AFP
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le Président Francois Hollande lors d'une conférence de presse à Bruxelles vendredi 20 mars 2015.
le Président Francois Hollande lors d'une conférence de presse à Bruxelles vendredi 20 mars 2015. — Francois Mori/AP/SIPA

Les dirigeants allemands Angela Merkel, français François Hollande et britannique David Cameron ont été conviés par la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini à une réunion vendredi matin sur les négociations avec l'Iran sur son programme nucléaire controversé, en marge d'un sommet à Bruxelles.

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Course contre la montre pour un accord avant le 31 mars

La haute représentante de l'UE «va rencontrer maintenant» les trois dirigeants «pour discuter des négociations avec l'Iran», a indiqué une porte-parole de Federica Mogherini. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif ont vanté les avancées de leurs tractations à Lausanne (Suisse), mais un négociateur européen s'est montré réticent, estimant qu'on est «loin» d'un accord politique historique à l'approche de la date-butoir fin mars.

Les grandes puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) et Téhéran mènent depuis lundi à Lausanne une course contre la montre pour sceller un accord dit «politique» avant le 31 mars, voire d'ici au Nouvel an iranien du 21 mars. Un tel document, très général, garantirait que l'Iran ne fabrique jamais la bombe atomique, en échange d'une levée des sanctions internationales.

Divergence sur l'accord

«Il s'agit d'une réunion informelle qui doit leur permettre de faire un point sur les négociations sur l'Iran et d'échanger leurs points de vue», a-t-on indiqué dans l'entourage du président français. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius n'a pas hésité à souligner il y a deux semaines les «divergences» dans les négociations. Lundi, il a insisté sur «l'indépendance» de la France par rapport aux Etats-Unis. «Nous souhaitons un accord, mais simplement si l'accord est vraiment solide. Il y a eu des avancées mais il reste des points importants qui ne sont pas réglés et on va voir si on peut avancer», avait-il commenté lundi juste avant une réunion au niveau des ministres des Affaires étrangères conviée par Federica Mogherini à Bruxelles.

A Washington, le président Barack Obama a appelé jeudi Téhéran à saisir l'«opportunité historique» de sceller un accord sur son programme nucléaire controversé qui bénéficierait à l'ensemble de la communauté internationale pendant «de nombreuses années». «Les jours et les semaines à venir seront cruciaux. Les négociations ont progressé mais des différences demeurent», a souligné M. Obama dans un message vidéo, sous-titré en farsi, diffusé à l'occasion de la fête du Norouz, le nouvel iranien.