L’enquête sur le crash de Kenya Airways se poursuit

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Les enquêteurs ont entamé lundi près de Douala (sud-ouest du Cameroun) leurs investigations sur le site de l'accident de l'avion de Kenya Airways, où les sauveteurs n'ont découvert aucun survivant parmi ses 114 passagers et membres d'équipage.
Les enquêteurs ont entamé lundi près de Douala (sud-ouest du Cameroun) leurs investigations sur le site de l'accident de l'avion de Kenya Airways, où les sauveteurs n'ont découvert aucun survivant parmi ses 114 passagers et membres d'équipage. — Kambou Sia AFP

Enquêteurs et secouristes ont poursuivi mardi près de Douala (Cameroun) leurs investigations et la récupération des corps des victimes de l'accident samedi du Boeing de Kenya Airways, auquel n'a survécu aucun des 114 passagers et membres d'équipage.

Violent orage

Dès le lever du jour, les opérations ont repris autour de l'épave du Boeing 737, plantée dans les marécages à une heure de marche de la localité de Mbanga-Pongo, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de l'aéroport de Douala que l'avion avait quitté samedi à 00h07 locales (23h07 GMT vendredi) juste avant de disparaître dans un violent orage.

Les enquêteurs camerounais et les experts de l'Agence pour la sécurité et la navigation aérienne en Afrique (Asecna) et de Kenya Airways ont retrouvé lundi la première boîte noire de l'avion, l'enregistreur des paramètres de vol, a indiqué le directeur général de l'aviation civile camerounaise, Ignatius Sana Juma. Ils devaient tenter mardi de retrouver la seconde, qui enregistre les conversations dans le cockpit, a-t-il précisé.

Collecte des corps

Des dizaines de secouristes ont par ailleurs repris mardi leur travail de collecte des corps et des restes des 114 victimes. Dès leur arrivée sur les lieux de l'accident dimanche soir, les sauveteurs avaient écarté toute chance d'y retrouver des passagers encore vivants. «Il n'y a aucun survivant, et il n'y pas d'espoir d'en trouver», a conclu lundi le procureur général de Douala, Luc Ndjodo, après avoir visité le site.

En s'écrasant dans la mangrove, le Boeing 737 a creusé un vaste cratère et s'est totalement disloqué, a constaté un journaliste de l'AFP. Les sauveteurs sont contraints de passer au peigne fin une multitude de débris et d'objets éparpillés pour en extirper les restes humains.

Lenteur de la localisation


Trois jours après la catastrophe, la presse camerounaise a commencé à s'interroger à voix haute sur la lenteur de la localisation de l'épave, intervenue près de quarante-huit heures après l'accident.

Des experts du constructeur Boeing et du bureau américain enquêtes accidents (NTSB) étaient attendus mardi sur place pour participer aux investigations sur les causes de l'accident du vol 507, qui restaient inconnues.