Les talibans attendent pour négocier au sujet de l'otage

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Le cas d'Eric Damfreville, enlevé le 3 avril en Afghanistan, n'a pas été mentionné par Nicolas Sarkozy, dimanche soir. Et pourtant, les talibans avaient repoussé, une nouvelle fois, leur ultimatum à la formation d'un nouveau gouvernement français. « Dans ce processus de marchandage, les talibans attendent d'avoir un interlocuteur en place qui pourrait faire les concessions demandées, explique Olivier Roy, chercheur au Ceri. Il s'agit de négociations triangulaires. » En effet, pour les talibans, la France doit faire pression sur le gouvernement afghan, réticent à l'idée d'un échange de prisonniers. Un échange que réclament les ravisseurs, ainsi que le retrait, peu probable, des quelque mille soldats français présents dans le pays.

Betancourt « La France n'abandonnera pas Ingrid Betancourt », a affirmé Nicolas Sarkozy, dimanche soir. La Franco-Colombienne a été enlevée le 23 février 2002 par les Forces armées révolutionnaires de Colombie alors qu'elle était en campagne pour l'élection présidentielle.