Ehud Olmert affronte trois motions de censure

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Le Premier ministre israélien Ehud Olmert fait face lundi à trois motions de censure qui risquent de révéler des fractures au sein de sa majorité, après la publication d'un sévère rapport sur sa conduite de la guerre au Liban l'été dernier.
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert fait face lundi à trois motions de censure qui risquent de révéler des fractures au sein de sa majorité, après la publication d'un sévère rapport sur sa conduite de la guerre au Liban l'été dernier. — Alex Kolomoisky AFP/Pool/Arch.

Après les appels de son camp et de l’opposition à la démission, Ehud Olmert fait face lundi à trois motions de censure au Parlement israélien (la Knesset). Déposées par le Likoud (opposition de droite), l'Union nationale-Parti national religieux (extrême droite) et le Meretz (gauche laïque), elles doivent être soumises au vote lundi soir.

«Camouflet» pour Olmert


Si elles ont peu de chance d’être adoptées, la majorité du Premier ministre israélien compte 78 députés sur un total de 120 à la Knesset, elles risquent néanmoins de révéler des fractures au sein de la majorité, en crise après la publication d'un sévère rapport sur sa conduite de la guerre au Liban l'été dernier.

Les élus du parti centriste Kadima et du parti travailliste se sont réunis séparément au Parlement avant l'ouverture de la session, prévue à 16h en Israël (15h heures françaises). «Le gouvernement devrait survivre aisément au vote de censure de lundi même si certains députés de la coalition devaient décider de voter contre le gouvernement ou s'abstenir de le soutenir», écrivait lundi le quotidien libéral «Haaretz», soulignant qu'une telle conduite de ces députés constituerait un «camouflet» pour Ehud Olmert.

Calendrier chargé

Les futures semaines s'annoncent toutefois à haut risque pour le Premier ministre: le parti travailliste, principal pilier de sa coalition, doit élire le 28 mai son leader alors que des candidats à ces primaires envisagent de quitter la coalition gouvernementale, selon les médias israéliens.

Le ministre de la Défense, Amir Peretz, actuel chef du parti, également mis en cause pour ses responsabilités dans les ratés de la guerre du Liban, devrait être largement battu. Les deux candidats donnés favoris pour lui succéder -l'ancien Premier ministre Ehud Barak, général de réserve et ancien chef d'état-major, et Ami Ayalon, ancien commandant de la marine- laissent entendre qu'ils quitteront la coalition avec Kadima, selon les médias.