Gül renonce à la présidence turque

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Deuxième tentative ratée. Le ministre turc des Affaires étran­gères Abdullah Gül (AKP, issu de la mou­vance islamiste) a de nouveau échoué hier

à être élu chef de l'Etat, faute de quorum au Parlement. Dans la foulée, il a officiellement annoncé qu'il jettait l'éponge, mettant ainsi fin à un processus électoral qui a provoqué une crise politique sans précédent en Turquie.

Agé de 56 ans, Abdullah Gül s'est heurté à l'hostilité de l'armée et d'une partie de l'opinion, soucieuses de préserver le caractère laïque de la Ré­publique turque. Celles-ci redoutent une « islamisation » de la société s'il devenait président.

Le 1er mai, le premier tour de l'élection avait déjà été annulé par la Cour constitutionnelle, faute de quorum. Pour sortir de l'impasse, l'AKP

a convoqué des élections législatives anticipées pour le 22 juillet prochain, au soulagement général, y compris sur les marchés monétaires.