Elections en Israël: Face à des sondages défavorables, Netayahou sous pression

ISRAEL Il a d'ores et déjà promis un ministère clé au probable «faiseur de roi» de l'élection...

20 Minutes avec AFP

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Benjamin Netanyahu lors d'un meeting le 11 mars 2015 à Netanya
Benjamin Netanyahu lors d'un meeting le 11 mars 2015 à Netanya — Jack Guez AFP

Le Premier ministre israélien, en difficulté dans les sondages à deux jours des législatives, a lancé dimanche une offensive médiatique pour séduire le centre qui doit culminer en soirée avec un rassemblement de la droite à Tel Aviv.

Donnant des gages au centre-droit, Benjamin Netanyahou, a promis sur les radios publique et militaire qu'il confierait le ministère des Finances à Moshé Kahlon, un transfuge de son parti du Likoud (droite) qui a fondé Koulanou, un mouvement de centre-droit à vocation sociale, peu avant les élections.

Promesse ferme

«Je ne pourrais pas constituer un gouvernement sans lui (Moshé Kahlon). Quelque soit le nombre d'élus de son parti, il obtiendra le poste de ministre des Finances», a ainsi affirmé Benjamin Netanyahou.

Crédité par les sondages de 8 à 10 mandats sur 120, Moshé Kahlon a toutes les chances de se retrouver en position de faiseur de roi. L'Union Sioniste, emmenée par le travailliste Isaac Herzog, dispose d'une avance de trois à quatre mandats sur le Likoud. Mais sans l'appui de Moshé Kahlon, les deux grands partis ne peuvent espérer mobiliser une majorité dans le futur Parlement, selon les derniers sondages.

Courtisé aussi par les Travaillistes

Moshe Kahlon, ancien ministre de Netanyahou qui exige désormais d'être nommé aux Finances après avoir mené une campagne centrée sur la crise du logement et la cherté de la vie a maintenu le suspense sur ses intentions. «A 48 heures du scrutin, ce genre de manœuvre (de Netanyahou) était prévisible. Elle vise à nous faire perdre des voix», s'est-il contenté d'affirmer.

Isaac Herzog, candidat des Travaillistes, a également courtisé Moshé Kahlon. «Je le considère comme un partenaire important si je forme le prochain gouvernement», a-t-il affirmé sans toutefois lui promettre explicitement le portefeuille des Finances. Sur le terrain, le camp de la droite a lancé un ultime mot d'ordre de mobilisation générale pour un rassemblement au centre de Tel Aviv, dimanche soir juste avant la fin officielle de la campagne électorale.