Vanuatu: Jusqu'à 90% des habitations de la capitale endommagées par le cyclone, l'état d'urgence déclaré

MONDE «Cela sera vraisemblablement l'une des pires catastrophes jamais vues dans le Pacifique, l'ampleur des besoins humanitaires sera énorme», selon l'ONG Oxfam...

20 Minutes avec AFP

— 

Les ravages du cyclone Pam près de la capitale du Vanuatu, le 14 mars 2015.
Les ravages du cyclone Pam près de la capitale du Vanuatu, le 14 mars 2015. — Chris McCowage / Australian Red Cross / AFP

Le très puissant cyclone qui a frappé l'archipel du Vanuatu a endommagé jusqu'à 90% des habitations de la capitale Port Vila, a déclaré dimanche l'ONG humanitaire Oxfam.

«Cela sera vraisemblablement l'une des pires catastrophes jamais vues dans le Pacifique, l'ampleur des besoins humanitaires sera énorme», a déclaré le directeur d'Oxfam pour le Vanuatu, Colin Collet van Rooyen. «Des communautés entières ont été emportées», a-t-il ajouté.

Des villages entiers ont été rasés

Le Vanuatu a décrété l'état d'urgence dimanche après le passage dévastateur du cyclone Pam sur cet archipel du Pacifique Sud, où des villages entiers ont été rasés dans l'un des pires désastres météorologiques jamais survenu dans la région.

Le Bureau national des catastrophes a confirmé que six habitants avaient été tués par le cyclone alors que l'ONU avait fait état de la mort non confirmée de 44 personnes dans une seule des six provinces du Vanuatu, l'un des pays les plus pauvres du monde.

Les communications rompues, l'archipel largement coupé du monde

Mais en raison de la rupture quasi générale des communications dans l'archipel, qui restait largement coupé du monde, il était impossible d'évaluer précisément le bilan humain de la catastrophe, 48 heures après le passage de Pam, un cyclone de catégorie 5 (la plus élevée) avec des rafales dépassant 300 kilomètres/heure.

Les six victimes ont toutes été tuées à Port Vila, la capitale de l'ancien condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides. Le Bureau des catastrophes a dit s'attendre à ce que le bilan s'alourdisse.

Les agences humanitaires, qui attendaient de pouvoir dépêcher de l'aide sur l'archipel, décrivaient un impressionnant spectacle de dévastation générale: villages rasés, maisons pulvérisées, arbres arrachés, routes coupées. L'étendue exacte des dégâts ne pourra être connue tant que des informations sur la situation des îles les plus éloignées de l'archipel ne seront pas disponibles.