La Turquie arrête un agent ayant aidé trois jeunes filles britanniques à rejoindre Daesh

Daesh Un agent des renseignements d'un pays de la coalition anti-Daesh aurait aidé les trois adolescentes à rejoindre la Syrie...

L. C. avec AFP

— 

La police britannique a diffusé des photos des trois adolescentes, alors qu'elles s'apprêtaient à prendre l'avion à l'aéroport de Gatwick, mardi 17 février.
La police britannique a diffusé des photos des trois adolescentes, alors qu'elles s'apprêtaient à prendre l'avion à l'aéroport de Gatwick, mardi 17 février. — Capture d'écran ./ Twitter

La Turquie a annoncé jeudi avoir arrêté un agent étranger qui avait aidé trois jeunes filles britanniques à rejoindre l'organisation Etat islamique en Syrie le 17 février.

Cet agent «travaillait pour le service de renseignement d'un pays de la coalition» menée par les Etats-Unis dans la région, a indiqué le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, dans une interview télévisée reprise par l'agence de presse officielle Anatolia. Il a précisé que le pays en question n'était ni les Etats-Unis, ni un pays de l'Union européenne.

Révélé le 17 février, le voyage pour la Syrie de ces trois jeunes filles avait ébranlé la Grande-Bretagne, confrontée comme d’autres pays en Europe, à un afflux de départ pour rejoindre les rangs de Daesh, l’organisation terroriste.

Daesh: Le départ de trois adolescentes ébranle le Royaume-Uni

Selon le patron de la lutte anti-terroriste à Scotland Yard, Mark Rowley, les trois adolescentes ont dépensé plus de 1.000 livres (1.400 euros) en liquide pour se payer leurs billets d'avions vers la Turquie, une somme rassemblée notamment grâce au vol de bijoux de famille.

La Turquie avait reproché au Royaume-Uni d'avoir tardé à l'informer des trois adolescentes recherchées après leur départ de Londres. «Il est regrettable que le Royaume-Uni ait laissé ces trois jeunes filles quitter tranquillement l'aéroport d'Heathrow pour aller à Istanbul (...) et qu'elle ne nous ait donné l'information que trois jours plus tard», avait déploré le 23 février le vice-Premier ministre turc Bülent Arinç.