Offensive contre Daesh: Les troupes irakiennes sont entrées dans la ville de Tikrit

IRAK Les soldats, qui ont pénétré dans la deuxième ville du pays, craignent les bombes et les snipers…

V.V. avec AFP

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Des forces irakiennes se réjouissent à leur entrée dans la ville de Tikrit, qu'elles cherchent à reprendre aux jihadistes depuis plus d'une semaine, en Irak, le 11 mars 2015
Des forces irakiennes se réjouissent à leur entrée dans la ville de Tikrit, qu'elles cherchent à reprendre aux jihadistes depuis plus d'une semaine, en Irak, le 11 mars 2015 — Ahmad Al-Rubaye AFP

Ils ont franchi les portes de Tikrit (Irak) par le Nord. Mais les troupes irakiennes savent bien qu’elles sont désormais attendues par un tapis de bombes planquées un peu partout dans les décombres et par des snipers postés sur les toits.


Après dix jours d’offensive, les troupes irakiennes sont parvenues à pénétrer dans la ville de Tikrit, le deuxième plus grosse du pays. Une première depuis la prise de cette ville, en juin 2014, par le groupe Daesh qui tente en Syrie voisine de contrôler une route entre les deux pays.

L’habitude de truffer les rues de bombes

Des soldats, des policiers et des membres des Unités de mobilisation populaire, une force paramilitaire, ont repris le contrôle d’une bonne partie du quartier Qadisiyah. Mais la suite s’annonce délicate, a déjà prévenu un responsable militaire sous couvert d’anonymat.

«Nous n’avons pas face à nous des combattants au sol mais un terrain piégé et des snipers», a-t-il expliqué. Les combattants de Daesh ont en effet pris la terrible habitude de truffer de bombes et autres engins explosifs les villes qu’ils s’apprêtent à quitter.

Le rôle trouble de l’Iran

Si la coalition internationale mise sur pieds par les Etats-Unis et la France n’a pas appuyé directement les combattants irakiens, l’Iran a soutenu l’opération en fournissant de l’artillerie et «certaines informations», selon le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey.

L'Iran s'implique dans le combat contre Daesh

Et c’est ce qui met plusieurs observateurs internationaux assez mal à l’aise. Parmi eux, un ancien chef de la CIA s’est ému de découvrir que l’offensive contre Tikrit ressemble en fait «à une avancée chiite dans une ville sunnite. C’est du reste peut-être la présence de forces iraniennes sur le terrain qui a convaincu la coalition de ne pas participer à cette offensive et donc, de ne pas bombarder le secteur comme elle le fait par ailleurs.