Rubygate: Silvio Berlusconi a été acquitté en appel

ITALIE Le Cavaliere est blanchi des accusations de prostitution de mineure et d'abus de pouvoir...

20 Minutes avec AFP

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L'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi assiste à une émission de télévision à Rome le 24 avril 2014
L'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi assiste à une émission de télévision à Rome le 24 avril 2014 — Tiziana Fabi AFP

La Cour de cassation a confirmé mardi soir l'acquittement en appel de l'ancien chef de gouvernement Silvio Berlusconi dans le procès dit «Rubygate» pour prostitution de mineure et abus de pouvoir, a annoncé l'agence italienne AGI.

Le magnat des médias avait été condamné en première instance à sept ans de prison, mais une cour d'appel l'avait ensuite acquitté de toutes les charges retenues contre lui en juillet 2014. Cette décision, définitive, ne met pas toutefois un terme aux autres ennuis judiciaires de l'ancien président du Conseil.

Soirées «Bunga Bunga»

Dans l'affaire «Rubygate», du nom de la jeune danseuse marocaine Karima El-Mahroug dite Ruby, 17 ans, Silvio Berlusconi, 78 ans, avait été condamné en juin 2013, en première instance, à sept ans de prison et à l'interdiction à vie de mandat public pour prostitution de mineure et abus de pouvoir.

Le tribunal l'avait jugé coupable d'avoir rémunéré des prestations sexuelles de Ruby lorsque celle-ci était encore mineure lors des fameuses soirées «Bunga Bunga» et d'avoir fait pression sur la préfecture de Milan pour la faire relâcher lorsqu'elle avait été arrêtée pour un larcin.

D'autres ennuis judiciaires

Cet acquittement définitif ne met pas pour autant un point final aux ennuis judiciaires de Silvio Berlusconi. Il a tout d'abord un procès en cours pour corruption de sénateur. Dans ce procès, Silvio Berlusconi est accusé d'avoir versé trois millions d'euros à un sénateur pour qu'il quitte la coalition de gauche et fasse chuter, en 2008, le gouvernement de Romano Prodi.

Un autre procès, appelé par les médias «Ruby-ter» le guette également. Dans cette affaire, la justice soupçonne Silvio Berlusconi et deux de ses avocats d'avoir payé des jeunes femmes, citées dans le procès Rubygate, pour qu'elles fassent des témoignages qui lui soient favorables.