Rencontre historique entre Téhéran et Washington

DIPLOMATIE Leurs ministres des Affaires étrangères se sont rencontrés jeudi, un première depuis...

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La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice ( à droite) et son homologue iranien Manouchehr Mottaki. Tous deux se sont rencontrés le jeudi 3 mai en Egypte.
La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice ( à droite) et son homologue iranien Manouchehr Mottaki. Tous deux se sont rencontrés le jeudi 3 mai en Egypte. — AFP/ 20minutes

Une première depuis 1980. Les chefs de la diplomatie iranienne et américaine se sont rencontrés, jeudi. Certes, après vingt-sept d’années d’ignorance mutuelle, on ne peut pas dire que les retrouvailles ont été longues et chaleureuses. Il n’empêche, Condoleezza Rice et Manouchehr Mottaki se sont brièvement entretenus, en marge de la conférence sur l'Irak, à Charm el-Cheikh, en Egypte.

«Il y a eu un échange de quelques mots, oui. Ce sont des gens civilisés, après tout», a déclaré à des journalistes le chef de la diplomatie égyptienne, Aboul Gheit, précisant que l'échange avait eu lieu lors du déjeuner, auquel ont assisté seulement les ministres des Affaires étrangères.

«La table était petite»

A la question de savoir si Rice et Mottaki s'étaient assis l'un à côté de l'autre, il a répondu: «Non, mais la table était petite».

Le porte-parole du département d'Etat américain, Sean McCormack, a confirmé le bref échange, tout en ajoutant qu'il n'était pas allé au-delà des formules de politesse d'usage. «Ils se sont dit bonjour», a-t-il confirmé.

«N'importe quelle question»

Les spéculations sont allées bon train ces derniers jours sur une possible rencontre entre les responsables iranien et américain, qui constituerait la rencontre bilatérale de plus haut niveau depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays en 1980.

Surtout, Condoleezza Rice et Manouchehr Mottaki pourraient se rencontrer de nouveau avant la fin de la conférence vendredi, pour des discussions plus substantielles cette fois.

Un échange qui pourrait être vif. Avant la conférence, la secrétaire d’Etat américaine s'est déclarée prête à répondre à «n'importe quelle question» de l'Iran en cas de rencontre à Charm el-Cheikh avec son homologue iranien.