Journée internationale des droits des femmes: 3.000 personnes manifestent à Sao Paulo pour l'avortement

SOCIETE Les militantes de divers mouvements de défense des droits des femmes brandissaient des pancartes où l'on pouvait lire «Stop au machisme», «Ne nous donnez pas des fleurs mais du respect» ou encore «Stop à la violence!»...

B.D. avec AFP

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Près de trois mille personnes, des femmes pour la plupart, ont bloqué l'une des avenues du coeur financier de Sao Paulo, au Brésil, le 8 mars 2015,  pour revendiquer un Etat laïc, la légalisation de l'avortement, la fin de la violence contre les femmes et l'égalité des salaires.
Près de trois mille personnes, des femmes pour la plupart, ont bloqué l'une des avenues du coeur financier de Sao Paulo, au Brésil, le 8 mars 2015, pour revendiquer un Etat laïc, la légalisation de l'avortement, la fin de la violence contre les femmes et l'égalité des salaires. — AFP PHOTO / NELSON ALMEIDA

Près de trois mille personnes, selon la police, des femmes pour la plupart, ont bloqué ce dimanche l'une des avenues du coeur financier de Sao Paulo pour revendiquer un Etat laïc, la légalisation de l'avortement, la fin de la violence contre les femmes et l'égalité des salaires.

Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, les militantes de divers mouvements de défense des droits des femmes brandissaient des pancartes où l'on pouvait lire «Stop au machisme», «Ne nous donnez pas des fleurs mais du respect» ou encore «Stop à la violence!», selon le site d'information G1 de Globo. Au Brésil, l'avortement n'est permis qu'en cas de viol ou quand la vie de la mère est en danger.

Mardi, le Parlement brésilien a approuvé un projet de loi aggravant les peines de ceux qui tuent une femme parce qu'elle est une femme, un délit reconnu désormais dans le code pénal comme «féminicide» et qui en dix ans a coûté la vie à 50.000 femmes dans le pays. Elle stipule aussi que le féminicide est une condition aggravante au crime d'homicide. La peine peut varier de 12 à 30 ans de prison.