Olmert sur le départ, Livni en embuscade

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Décidément, tout le monde est d'accord. Hier, c'était au tour de la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, d'appeler le Premier ministre à démissionner. La cause de cette unanimité au sein de la classe politique : la publication lundi d'un rapport accablant à l'encontre d'Ehoud Olmert concernant sa gestion de la guerre au Liban l'été dernier. Livni aurait aussi demandé à Olmert que leur parti, Kadima, créé par Ariel Sharon en novembre 2005, élise une nouvelle direction. « Quand le temps viendra, je serai candidate », a-t-elle affirmé.

Pour le quotidien Yediot Aharonot, il ne fait aucun doute que Tzipi Livni « a décidé de devenir Premier ministre ». Un poste pour lequel « elle a toutes ses chances », selon Claude Klein, professeur de droit constitutionnel à l'université hébraïque de Jérusalem. Très populaire, Livni n'a en outre jamais été mise en cause par la commission d'enquête Winograd, auteur du rapport.

Mais Olmert acceptera-t-il de lui céder les clés du parti et du cabinet ? Pas si sûr... La confrontation entre les deux personnalités pourrait bien se terminer par un poste de Premier ministre pour Livni mais avec un parti Kadima à nouveau éclaté. Selon Claude Klein, « il risque d'y avoir une grande bagarre au sein du parti, si bien que je ne suis pas certain qu'il tienne. Une partie des militants retournera au Likoud et les autres chez les travaillistes. C'est généralement le sort des partis centristes en Israël lorsqu'ils perdent un leader capable de les fédérer comme l'était Ariel Sharon. »