Le commandant militaire de la branche syrienne d'Al-Qaïda tué

DJIHADISME Mais les versions divergent sur les circonstances de son décès...

20 Minutes avec AFP

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Illustration: des militants du Front Al-Nosra à Idleb, en Syrie, en novembre 2014.
Illustration: des militants du Front Al-Nosra à Idleb, en Syrie, en novembre 2014. — Anonymous/AP/SIPA

Le commandant militaire du Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda, et plusieurs de ses lieutenants ont été tués dans le nord-ouest de la Syrie, ont annoncé l'agence officielle syrienne et une ONG vendredi.

Versions contradictoires

Mais le groupe djihadiste n'a lui pas confirmé le décès de son chef militaire Abou Hammam al-Chami, un vétéran de la guerre en Afghanistan, alors que des versions contradictoires circulent sur la date et les conditions de sa mort.

L'agence officielle syrienne Sana, citant son correspondant dans la province d'Idleb, a annoncé jeudi soir «la mort du commandant en chef du groupe terroriste Front Al-Nosra, Abou Hammam al Chami, surnommé al- Farouq al-Souri, et de plusieurs des dirigeants du groupe dans une opération spéciale de l'armée (syrienne) contre une réunion d'Al-Nosra à Al-Hobeit», une localité à 55 km au sud de la ville d'Idleb. Cependant, elle ne précise pas quand l'opération a eu lieu même si cette agence a l'habitude d'annoncer en soirée ce que l'armée a fait dans la journée.

Peut-être mort de ses blessures

Pour sa part, Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), a confirmé qu'Al-Chami était décédé jeudi mais de ses blessures causées «peut-être» lors d'un raid aérien contre un quartier général d'Al-Nosra le 27 février dans la province d'Idleb sans préciser qui était à l'origine du raid. Cette attaque avait fait aussi deux autres morts et cinq blessés, selon l'OSDH.

A l'époque de cette attaque, Al-Nosra avait confirmé avec des photos à l'appui qu'un raid de la coalition internationale conduite par les Etats-Unis sur son QG dans le village d'Abou Talha dans la province d'Idleb, avait tué deux de ses commandants, Abou Moussab al-Falestini et Aboul Baraa al-Ansari. Le groupe djihadiste n'avait pas mentionné d'autres victimes.

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